Bibliothèque Angellier

 

FICHE pour l'UTILISATION D’ INTERNET
(guide pratique rudimentaire)

- Conseil number 1 : penser à utiliser comme "professeur " la touche d’aide en ligne, présentation des touches : Aide ou ? ou Help qui s’affiche en haut dans la barre d’outils quand on ouvre un site.
- Conseil number 2 : pour apprendre en s’amusant, plutôt que de lire les pages qui suivent, allez chercher les présentations ludiques aux adresses suivantes :
=> guide d’information du GéNIC
www.afnic.fr/genic/genic/cadre.htm
=> cours sur la recherche d’informations dans Internet
www.accart.nom.fr/Cours/RechInfo_01.html
- Conseil number 3 : choisir Google comme (méta-) moteur de recherche, et installer la "Google Toolbar", comme on vous le propose dès l’ouverture de la page Google.
Intéressant pour les intellos que nous sommes : Google Scholar ("it enables you to search specifically for scholarly literature, including peer-reviewed papers, theses, books, preprints, abstracts and technical reports from all broad areas of research. Use Google Scholar to find articles from a wide variety of academic publishers, professional societies, preprint repositories and universities, as well as scholarly articles available across the web").

 

Plan du "crash-course"

 

1) historique (très bref) d’Internet : pourquoi un réseau des réseaux dépourvu de point central ?
2) World Wide Web : langage hypertexte, codage, HTLM
3) les sites : adresses URL, noms de sites, e-mails, forums de discussion
4) les moteurs de recherche, les langages de recherche
5) les enjeux : ne pas mythifier (idéaliser) Internet
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1) Bref historique instructif :

Tout démarre avec l’invention des ordinateurs et des premières structures informatiques (années 44-45). Réseau d'origine : ARPANET (Advanced Research Project Agency), création du Département de la Défense américain = réseau militaire expérimental du début des années 50, en pleine guerre froide (la paranoïa générale galopait ), réseau qui était basé sur la grande idée que, s'il n'y a pas de point central pour le réseau, celui-ci offre une meilleure résistance à toute attaque, les destructions partielles étant moins dommageables. 1983 : un vrai réseau (ordinateurs connectés/reliés entre eux) de réseaux, dont l’extension se fait en dépassant l’image militaire, au travers des universités, laboratoires de recherche, grosses entreprises mondiales. C’est le réseau qui a le plus de succès, "Inter-Network", Internet. Avec le développement des réseaux (années 90), l'ouverture se fait au public (essor à partir de l'année 1995).

2) Utilisant Internet, le réseau appelé World Wide Web bénéficie du mode de navigation le plus évolué, la navigation "hypertexte" (son inventeur, Ted Nelson, avait hésité entre les termes : linktext, jumptext, zapwrite et hypertexte).

L’hypertexte est un mode d’écriture qui dépasse la linéarité normale d’un texte ordinaire et les arborescences « classiques » que peut présenter l’organisation des informations dans un document, car ses arborescences communiquent entre elles, sans hiérarchie particulière à respecter, selon un mode dit « dynamique ». On peut comparer l’utilisateur (sauf son respect) à un singe qui se déplace ( = lecture arborescente) d’une grosse branche d’arbre à une branche plus mince située plus haut dans ce même arbre, et ainsi de suite, (avec un retour en circuit obligé, identique en inversé de l’aller, selon une classique arborescence, mais qui pourrait aussi sauter de branche en branche et d'arbre en arbre, selon ses propres choix non définis à l’avance (= lecture en hypertexte). À noter l’hypothèse selon laquelle ce mode de navigabilité mimerait le fonctionnement associatif de la mémoire biologique.
Les déplacements non-linéaires se font par des hyperliens qui relient les boutons hypertexte, zones sensibles activables (appelés aussi nœuds hypertexte, ou points d’ancrage - et, à l’intérieur d’une même page, les signets) et dont on voit qu’ils existent lorsqu’un « pointeur » en forme de main apparaît sur la page (= emplacement des accès aux liens hypertextuels).

Le langage HTML (ou HTM = Hypertext Markup Language) est un code à balises < >, le travail de conversion depuis le langage ordinaire étant réalisé par un logiciel (et on parle d’ « hypermedia » quand s'ajoutent audio + vidéo au texte).
Pour les curieux, « Afficher la source » grâce au clic gauche de la souris permet de voir le texte avec les balises et tous les autres codes.


3) Les SITES sur le Web : il n’y a pas seulement des documents en HTML, mais aussi des images, des sons, des documents Microsoft Word (.doc), Adobe Acrobat Reader (.pdf), etc. (.rtf, .sgml, ...). Dans un site Internet, il peut aussi exister des documents qui sont consultables en « intranet » ou « extranet », en fonction des autorisations d’accès au site pour un public donné.

Adresse URL (Uniform Resource Locator) : exemple : http://www.univLille3.fr/ufr/bibangellier/index.html. Dans le détail, cela correspond à :
http:// = protocole de transfert (hypertext transfer protocol) (ne pas confondre avec le FTP = File Transfer Protocol qui permet de transférer les pages Web d’un PC à un site public d’Internet )
www.univ-lille3.fr/ = serveur (nom de domaine suivie de l’extension .fr, .com, etc.)
ufr/ = répertoire
bibangellier/ = sous-répertoire
index.html = nom de fichier (ici page d’accueil)
Pour transférer des fichiers, un PC a une adresse IP, ou numéro Internet d’identification sur le réseau (suite de 4 nombres).

Les extensions des domaines internationaux, dits génériques, sont composés de trois lettres ou plus : bidule.com, truc.net, machin.org (.biz, .aero, .coop, .edu, .gov, .info…)
Les extensions des domaines géographiques sont à deux lettres : chose.fr, somestuff.uk

Le terme « e-mail » : la messagerie électronique ou e-mail renvoie, en français, aussi bien à la messagerie qu’à l’adresse électronique ou au message ; une adresse électronique contient le @ ou « à commercial », signe choisi par Ray Tomlinson qui a crée en 1971 le premier utilitaire d’e-mail.
Origine : au Moyen-âge, par la plume des moines, contraction du ad latin, ligature du ‘a’ et ‘d’ = « chez », « vers », « par » ? devenu symbole commercial au XVème siècle. Doit-on appeler le @ une arobase, ou arobace, ou un arrobe avec un « -r » ou deux ?
En anglais : at, repris par les germanophones, en Estonie, au Japon. En Espagne, au Portugal : arroba (confusion calligraphique avec l’unité de mesure de poids). Autres désignations : animalières ? queue de singe, petit escargot, trompe d’éléphant, ver, queue de cochon, petite souris, chien, chat ; alimentaires ? palet à la cannelle, hareng mariné (tchèque), ensaimada (pâtisserie en spirale de Majorque) et strudel.

Exemple de forme d’adresse e-mail : droopy.avery@univ-lille3.fr. Soit : le nom de l’usager, puis le « à » commercial : @, puis l’hôte : univ-lille3.fr.

Echanges de courrier, d’où listes de diffusion, groupes, forums de discussion…
- cf. l’acronyme FAQ (Frequently Asked Questions), traduit souvent par « Foire Aux Questions »
- cyberbavardage ou ‘chat’, avec un pseudo comme nom et qui offre la possibilité de discuter en temps réel : Msn messenger, Yahoo messenger, ICQ (I seek you)… à ne pas confondre avec les sérieux ‘peer to peer’.

4) Chercher les sites, les forums, les informations, sur Internet.


On utilise des navigateurs pour se connecter (nombreuses fonctionnalités intéressantes : outils, favoris…) : les deux principaux navigateurs sont Netscape et Internet Explorer, pour pouvoir consulter les moteurs de recherche.
Conseil : utiliser la touche ‘aide’ qui s’affiche dans le menu pour apprendre à imprimer, à télécharger, à compresser des fichiers, à organiser ses « favoris », à utiliser l’historique de la recherche…

- ma préférence du moment pour la recherche d’informations : GOOGLE ; installer la "Toolbar" pour la recherche sur le Web. Apprendre aussi à utiliser le site Google Scholar particulièrement utile aux étudiants et aux enseignants.
Adresses : www.google.fr et (sans les 3 w) scholar.google.com/

- se familiariser avec la recherche simple, la recherche avancée, les « préférences », la recherche plus spécifique de citations, d’images, la recherche de groupes, d’outils linguistiques…
- pour surfer sur le Web, apprendre à utiliser les fonctions « précédentes », « suivantes », les curseurs ; savoir enregistrer un texte, coller, copier : cf. les traitements de texte ; enregistrer une image (clic droit de la souris, enregistrement de l’image avec l’extension *.gif par défaut ou en *.jpeg, mais on peut choisir l’extension en utilisant dans le menu déroulant « Type ») ; pour les textes en Acrobat, utiliser la barre d’outils spécifique à la page en *.pdf (Acrobat reader), pas celle du haut de l’écran ; mise en page pour l’impression : vérifier s’il faut utiliser Portrait ou Paysage ; pour que s’affiche, à l’impression, l’en-tête de la page consultée avec ses références de titre et d’URL, vérifier qu’apparaît bien : « &w&u » dans « En-têtes et pieds de page », et dans le cas contraire, l’y mettre grâce à Fichier / Mise en page, et on ajoute « &d » si on veut aussi la date.
- penser, pour la recherche par ‘mots-clés’ aux problèmes de l’utilisation du langage naturel : homonymes, polysémie (attention aux mots qui s’écrivent de la même façon mais qui ont un sens différent, comme « bush » qui renvoie à George Deubeuliou mais aussi aux pages de jardinage qui concernent les buissons), synonymes, hyperonymes (synonyme d’un niveau de généralité immédiatement supérieur, oiseau par rapport à canari, fruit par rapport à orange), et l’inverse, hyponymes (synonymes de sens plus spécifique, peuplier par rapport à arbre), se poser aussi parfois la question de l’orthographe des noms (Mao Tze Tung, Mao Tze Dung, Mao Zedong… ou Chekhov, Tchekhov, etc., Beckett ou Becket ? ), de l’emploi dans une question-recherche du singulier et/ou du pluriel, des expressions toutes faites, etc.
- choix de la page de démarrage : aller dans Outils / Options Internet / Général / Page de démarrage


A noter, pour la bonne santé de votre ordinateur : supprimer de temps à autres les fichiers temporaires qui se créent à chaque consultation d’Internet : Programmes / Accessoires / Outils système / Nettoyage de disque, et ensuite, défragmenter le disque dur (Programmes / Accessoires / Outils système / Défragmenteur de disque – attention, opération en général fort longue pendant laquelle l’ordinateur est inutilisable pour d’autres tâches) ; on peut aussi utiliser le menu d’Internet Explorer pour supprimer les fichiers temporaires - et on en profite au besoin pour virer les cookies (Outils / .Options Internet / Général / Supprimer les fichiers (et) Supprimer les cookies).

 

5) Problèmes et enjeux, ou, Ne pas mythifier Internet : « the Internet is a double-edged sword for the students »

Savoir utiliser, savoir critiquer et évaluer.

1) présentation en hypertexte = risques de s'égarer dans une recherche, le Web devenant rapidement un labyrinthe "historique".
2) se pencher sur la question des mots-clé, de la syntaxe, du langage d'indexation par les moteurs (règles de formulation de la recherche ) pour éviter les écueils trop fréquents de « silence » et de « bruit » dans les résultats de recherche (bruit = multitude de résultats avec des informations non pertinentes par rapport au sujet de la recherche, silence = des réponses pertinentes existent mais elles n’apparaissent pas dans les résultats de la recherche).
3) problème d'instabilité permanente car le système est en perpétuelle évolution : des sites naissent, évoluent et disparaissent chaque jour.
4) quelle fiabilité pour l'information ? Le narcissique, l'anecdotique et l'éphémère côtoient le solide : savoir ne pas confondre "informations" et "connaissances". Se méfier à priori des sites en se posant les questions : qui, quoi, comment et le pourquoi de ce site ? Le Web ressemble parfois à un mur couvert de graffiti, pas forcément enrichissants du point de vue des connaissances.
5) le recensement exhaustif est impossible car le réseau a une architecture distribuée et trop ample. Il faut essayer de varier les stratégies d'accès à l'info pour pouvoir recouper les résultats ; des bases de données spécialisées sont à consulter dans certaines disciplines.
Dans le Web, il ne s'agit plus de recherche de document classique comme dans les bibliothèques (avec ressources informationnelles déjà traitées et étudiées) mais de « cueillette documentaire », et en conséquence il nous faut chercher des tris possibles dans les données éparses et brutes, pour ensuite interpréter ces données.


Lien avec le glossaire Internet de la page Web de la Bibliothèque Angellier