Épreuves (archives) pour les DESS TAC & JET (= "Master 2")

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Sur cette page :

DESS de TRADUCTION ET ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE : archives

- Épreuve de thème (2000 et 2001)

- Épreuve de version (2000 et 2001)

- Épreuve de connaissances générales en cinéma 2000-2001 (QCM)

- Épreuve de connaissances générales en cinéma 2001-2002 (QCM)

- Épreuve de connaissances générales en cinéma 2002-2003 (QCM)

- Epreuve de Thème 2002-2003

DESS d'anglais de spécialité : archives

 

I - Épreuve de thème

Juin 2000

(La scène se passe chez le juge d'instruction Sévigné.  Il interroge deux témoins : Beaurevers et Josefa, sa bonne ; Morestan est greffier, Cardinal est avocat)

Beaurevers. Puis-je m’asseoir ? Je suis recru.

Sévigné. Je vous en prie. (A Josefa.) Vous aussi ! (A Beaurevers.) Excusez-moi. Simple formalité. Vos nom, prénoms et qualité ?

Beaurevers. Beaurevers, Benjamin, banquier, rue de la Faisanderie, 112 bis.

Josefa, sans s’occuper de personne, avec passion, à Beaurevers. Monsieur a maigri ! Vous avez maigri ! (Pendant tout l’acte, elle dira < Monsieur > sur le ton de < Mon chéri >.

Beaurevers. Vous n’avez pas bonne mine non plus, ma pauvre Josefa.

Josefa. C’est parce qu’on nous supprime la poudre et le rouge, en prison.

Beaurevers. Moi, c’est parce qu’on m’a supprimé le whisky.

Josefa. Monsieur doit être désolé ! Monsieur qui aime tant le whisky !

Beaurevers. J’en suis assez affecté, je vous le concède !

Sévigné, qui les a observés intensément. Laissez-moi vous rappeler que vous êtes chez le juge d’instruction.

Beaurevers. Le fait ne m’avait pas échappé.

Josefa, à Beaurevers, désignant Sévigné. Vous verrez ! Il est très gentil. (Elle fait un geste amical de la main à un Sévigné stupéfait .)

Sévigné, qui cherche comment poser sa question.

Voyons, Monsieur Beaurevers... pouvez-vous me dire... euh ! m’expliquer... ?

Beaurevers, protecteur. Ne vous troublez pas, je suis un garçon très simple.

Sévigné, furieux. J’en suis sûr. Vous êtes marié depuis longtemps ?

Beaurevers, vague. Il me semble, oui.

Josefa, précisant. Vingt-six mois.

Beaurevers, surpris. Seulement ?

Sévigné, sardonique. Le temps vous a paru long.

Beaurevers, Marie-Dominique était une amie d’enfance. J’ai le sentiment de l’avoir épousée en sixième.

Sévigné. Et il ne faut pas trop espérer de ces unions d’adolescents.

Beaurevers, hermétique. Espère qui peut.

Sévigné, brusquement. Savez-vous pourquoi Josefa Lantenay n’a jamais quitté sa chambre le mercredi depuis la rentrée d’octobre ?

(Josefa et Beaurevers échangent un regard qui n’échappe à personne.)

Josefa, avec un clin d’oeil à Sévigné. Vous pouvez dire ce que vous voudrez. Monsieur le Juge comprend tout.

Beaurevers, après un regard froid à Josefa. Nous laissons à nos gens licence complète d’user à leur guise de leur liberté hebdomadaire.

Sévigné. Pourriez-vous parler plus simplement ?

Beaurevers. J’aimerais. Je ne sais pas. (Il prend une pastille dans une bonbonnière en or.)

Josefa, enthousiaste. Il devait toujours répéter ses ordres deux ou trois fois avant que nous le comprenions !

Sévigné. Y avait-il dans l’hôtel de la rue de la Faisanderie quelque autre homme que la victime et vous ?

Beaurevers. Non. (Ironique.) Ma réponse est-elle assez simple ?

Sévigné. Nous avons pourtant la conviction que Josefa Lantenay avait un autre amant !

Beaurevers, reproche feint. Oh ! Josefa !

(Josefa dissimule son visage dans ses mains pour qu’on ne voie pas qu’elle pouffe.)

Sévigné. Et que cet amant ne peut être que vous !

(Silence.)

Beaurevers. Que dois-je répondre ?

Sévigné. La vérité.

Beaurevers. Je serais consterné que ma femme en fût informée.

Sévigné. J’espère que nous n’aurons pas à le lui faire savoir.

Beaurevers, se décidant. Eh bien ! oui, là donc !

Josefa, ravie, à Cardinal. Il l’a dit ! Il l’a dit ! Merci, Monsieur.

Sévigné. Notez, Morestan.

Morestan. Je l’ai même souligné, Monsieur le Juge !

Sévigné. Où ? Et depuis quand ?

Beaurevers, qui en a pris son parti. Depuis septembre, à Hauterive.

Sévigné. Très intéressant.

Josefa, gaîment. Merci, Monsieur le Juge !

Beaurevers. N’exagérons rien. Septembre est austère à Hauterive. Marie-Dominique – c’est ma femme – est un espèce d’amazone, toujours à chevaucher par monts et par vaux, avec un camarade à moi, monsieur d’Azergues.

Sévigné, détaché. Qui est-ce monsieur d’Azerques ?

Beaurevers. Un pauvre diable, un peu boiteux, comme tous les diables, très bon cavalier cependant, je l’hébergeais par – disons-le – une sorte de charité.

Sévigné. Je vois.

Beaurevers. Alors, vous comprenez, j’avais à mes côtés, à chaque heure du jour, cete ravissante caillette...

Josefa, au juge. vous savez ce que c’est l’institution féminine ?

Sévigné. Oui.

Josefa. C’est une chose que j’ai. J’ai compris que je plaisais.

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EXAMEN D'ENTRÉE DU 14 JUIN 2001

DESS TRADUCTION ET ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE

thème 2 heures

aucun document autorisé

 

 

ÉMILIE (après un petit silence). T'as parlé avec Henri ?

JAJA. Oui.

ÉMILIE. Alors ?

JAJA. Ben... tu sais...

ÉMILIE. Non justement, je ne sais pas ! Je te demande.

JAJA. Écoute Émilie, tu l'emmerdes ce môme avec son numéro de clown lugubre ! Ça l'intéresse pas, alors forcément, ça intéresse pas ceux qui regardent !

ÉMILIE. Tu l'as vu ces derniers temps ?

JAJA. Oui... comme je voulais pas le gêner, je m'étais planquée. Y'avait intérêt... c'était pas la foule qui pouvait me cacher ! Personne s'arrêtait.

ÉMILIE. Il va falloir trouver autre chose.

JAJA. Ça, faudrait ! Y peut pas rester comme ça à glander avec son pif rouge sans que ça rapporte !

ÉMILIE. Je me demande si ce serait pas mieux qu'il essaie de rentrer dans un bureau. Il pourrait. Il a quand même un peu continué ses études.

JAJA. Mais il voudrait pas, c'est pas une vie, toute la journée enfermé, enfin Émilie, c'est pas une vie !

ÉMILIE. Toi, clocharde, moi, tirant les cartes et tous les trois entassés dans un taudis, c'est une vie peut être ?

JAJA. Qu'est-ce qui te prend ? C'est pas un taudis, y'a pas le frigidaire, les chiottes sont dans la cour, mais c'est pas un taudis. C'est une bonne planque.

ÉMILIE. Provisoire. Frappée de démolition. Quand ils vont venir pour tout raser, va falloir se barrer.

JAJA. On a l'habitude.

ÉMILIE. Je n'ai pas envie que ce soit la sienne.

JAJA. Mais puisque ça lui plaît.

ÉMILIE. Pas sûr !

JAJA. Quoi, pas sûr ?

ÉMILIE. II n'aimait pas les études, alors il est venu avec nous, mais par faiblesse. Ce n'était pas vraiment un choix.

JAJA. Oh ! là... tu compliques !

ÉMILIE. Dis donc Jaja, ne te fais pas plus bête que tu ne l'es ! Nous, on a choisi de vivre comme ça.

JAJA. Ça oui, moi c'est héréditaire ! (Très fière.) J'ai même vu le jour sur une bouche de métro. C'est une petite soeur de l'Assistance qui me l'a dit.

ÉMILIE. Oui, oui, et ta mère était tellement soûle qu'elle engueulait tous les gens qui voulaient l'aider, tu me l'as raconté cent fois, tu radotes !...

JAJA. Oh ! bon dis... t'es pas de bonne humeur toi aujourd'hui.

ÉMILIE. Ton imbécile de bonne soeur... faut vraiment être gourde pour rapporter des choses pareilles à une gamine !

JAJA. Oh ! la gamine elle avait de la défense, t'en fais pas ! Ça m'a pas " traumatisée ", comme tu dis ! Tu vois, à force de vivre ensemble, on en arrive à causer pareil. Allez, te fais pas de mouron, on va y trouver quelque chose au loupiot ! Quelque chose de bien, un beau numéro. Tellement beau qu'on l'engagera pour aller en Amérique !

ÉMILIE. Toi maintenant, tu délires avant ton premier coup de rouge !

JAJA (se resservant). Ce serait bath, on irait le voir à San Francisco !

ÉMILIE. Pourquoi San Francisco ?

JAJA. Y'a longtemps, j'avais vu un film, ça se passait à San Francisco, ça parlait d'un tremblement de terre, ça m'avait drôlement secouée !

 

Extrait de: On m'apelle Emilie (M. Pacôme, 1984)

 

Henri : fils adoptif d'Emilie 
 Jaja : clocharde, amie d'Emilie 
Emilie a choisi la vie de bohème, mais elle rêve d'une vie plus stable pour Henri

 

 

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II - Épreuve de version

VERSION JUIN 2000.

 

"Pull up a chair, kid," Mr. Schultz said. "Are you hungry or anything?"

I said I wasn’t.

He pushed his plate away with his dinner hardly eaten and he lit a cigarette, [...] The others went on eating till it became apparent he had not the patience to wait for them to finish. One by one they put their knives and forks down. "Hey, Sam," Mr. Schultz called, and a Chinese man came out of the kitchen and took the plates away and brought cups of coffee and a pint bottle of cream. Mr. Schultz turned and watched him go back to the kitchen. Then he said, "Kid, there is a son of a bitch named Thomas Dewey, you know that, don’t you?"

"Yes sir."

"You seen his picture," Mr. Schultz said, and he removed from his wallet a photo that had been torn out of a newspaper. He slapped it down on the table. The special prosecutor, Dewey, had nice black hair parted in the middle, a turned-up nose, and the mustache to which Mr. Hines had alluded, a little brush-style mustache. Mr Dewey’s dark and intelligent eyes gazed at me with a resolute conviction of the way the world ought to be run.

"All right?" Mr. Schultz said.

I nodded.

"Mr. Dewey lives on Fifth Avenue, one of those buildings that face the park?"

I nodded.

"I will give you the number. I want you to be there when he comes out in the morning and I want you to watch where he goes, and who is with him, and I want to know what time that is, and I want to know when he comes home from work and what time that is and who is with him then. He runs his show from the Woolworth Building on Broadway. You don’t have to worry about that. It is only the comings and the goings from home to office and back. The comings and goings is what interests me. You think you can handle it?"

I glanced around the table. Everyone, even Mr. Berman, was looking down. Their hands were folded on the table, all three of them like children at their school desks. None of them besides Mr. Schultz had said a word since I had walked in.

"I guess."

"You guess! Is that the attitude I come to expect from you, I guess? You been talking to these guys?" he said pointing his thumb to the table.

"Me? No."

"Because I was hoping someone in this organization still had guts. I could still rely on somebody."

"Aw boss," Lulu Rosenkrantz said.

"Shut the fuck up, Lulu. You’re ugly and you’re dumb. That is the truth of you, Luly."

"Arthur, this is not right," Mr. Berman said.

"Fuck you, Otto. I am being punched out and you are telling me what is not right? Is right my getting my ass handed to me?"

E.L. Doctorow

Billy Bathgate (1989)

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VERSION  JUIN 2001

Version - Durée: 3 h. - Aucun document autorisé.

 

The young Negro wore gaudy clothes whose vividness was obscured by the grime and grease that made it look as though he had been wearing them without letup for years. He had the terrified, twitching face of a jackal, with pupils like tiny periods in his ocherous eyes. Under his arm was a small white table radio.

"Whatta you gimme, Unc, how much? Hey, dis worth plenty rubles. Dis a hot li'l ol' radio, plenty juice. Got short wave, police call, boats from d'sea. Even get outer space on a clear night. Yeah, space, real-far space like from satlites an' all. C'mon, Unc, make a offer. Hey, dis a hundred-dollar

radio. How much you gimme? C'mon, dis powafuI, clear tone, clear like a . . . a mother-f n ol' bell." The saliva flew from his mouth as from a leaky old steam engine, and he kept snuffling through his nose and making queer jig steps for emphasis.

Sol took the radio and plugged it into the socket under the counter. He watched the light glow brighter as it warmed up, his face impassive while the young Negro in his filthy Ivy League cap twitched and muttered encouragement, as though the radio could redeem him.

"C'mon, baby, show d'man you power . . . blast him . . . Give him dat tone! Man, dat radio . . . O, dat mother . . . "

There came a few whistles, a loud electrical gibberish, and then the nerve-racking sound as of stiff cellophane being steadily crumpled by many hands. The youth stopped twitching and aimed his pin-point gaze at the radio. His mouth dropped open at the sound of his betrayal.

"Give you four dollars," Sol said. Ah, our youth, the progenitor of our future. Maybe the earth will be lucky, maybe they will all be sterile.

"Hey, dat dere radio always play better dan dat," he accused. "It mus' be 'count of d'weather. Make it eight bucks. I mean, man, dat my mother's radio!"

"Four dollars, take it or leave it."

"Oh say, you tryin' to bleed me, you suckin' a man's guts. I takin' a awful chance hockin' my mother's radio. She sell me when she fin' out."

She ought to sell you. Sol massaged the bridge of his nose as he fumbled in his mind for the profit to all this.

"Six bucks?"

"Four."

"C'mon, at least five skins, you bloodsuckin' Sheeny!"

Sol felt a dangerous blue flicker behind his eyes. He began to move menacingly toward the little gate that led from behind the counter. "All right, animal, get out of here! Come on, out! Go peddle your junk in the street!"

Edward Lewis WALLANT, The Pawnbroker (1961)

 

 

III - Épreuve de connaissances générales en cinéma

QCM

Une seule réponse possible par question (entourer la lettre correspondant à votre réponse)

aucun document autorisé

 

1. La première représentation payante de films des frères Lumière eut lieu en :

a. 1900, à l'occasion de l'Exposition universelle au Trocadéro à Paris

b. 1895, au sous-sol d'un café parisien

c. 1905, lors de la fondation de la société Pathé

Réponse question 1

2. Ran (Akira Kurosawa, 1985) est une transposition japonaise de :

a. Le Roi Lear de William Shakespeare

b. Guerre et Paix de Léon Tolstoï

c. Edouard II de Christopher Marlowe

Réponse question 2

3. En 1998, Quentin Tarantino réalise Jackie Brown. Il puise son inspiration dans un genre cinématographique américain. Lequel ?

a. la comédie musicale à grand spectacle

b. les films de la "blaxploitation"

c. les "minstrel films" comme Le Chanteur de Jazz

Réponse question 3

4. Un panoramique vertical est un mouvement où la caméra :

a. se déplace selon un axe rectiligne vers le bas

b. s'élève comme dans un ascenseur

c. pivote sur son axe horizontal vers le haut ou vers le bas

Réponse question 4

5. Le premier film comportant des séquences parlantes est The Jazz Singer d'Alan Crosland. Il a été réalisé aux Etats-Unis en :

a. 1900

b. 1927

c. 1932

Réponse question 5

6. Dans les films muets, on appelle les textes narratifs ou de dialogues apparaissant à intervalles réguliers entre les séquences d'images des :

a. intertitres

b. diapositives

c. surtitres

Réponse question 6

7. Avec quel cinéaste britannique un célèbre membre de la Nouvelle Vague française a-t-il réalisé un livre d'entretiens ?

a. Joseph Losey

b. Charlie Chaplin

c. Alfred Hitchcock

Réponse question 7

8. Comment les studios hollywoodiens tentèrent-ils de ramener dans les salles le public conquis par la télévision au début des années 1950 ?

a. avec l'introduction du Technicolor

b. en agrandissant les écrans avec le CinémaScope

c. grâce à l'invention du procédé Dolby Stéréo

Réponse question 8

9. Arthur Rimbaud a été incarné dans un film récent d'Agnieszka Holland par un jeune acteur américain. Lequel ?

a. River Phoenix

b. Leonardo DiCaprio

c. Brad Pitt

Réponse question 9

10. En 1941, Orson Welles réalise son premier film Citizen Kane et bouleverse le cinéma mondial. Avant de se lancer dans le cinéma, Welles s'était illustré comme :

a. producteur de radio et directeur de troupe théâtrale

b. banquier

c. patron de presse

Réponse question 10

11. Dans Sunset Boulevard (Billy Wilder, 1950), une célèbre actrice joue le rôle d'une star du muet déchue. Il s'agit de :

a. Marlene Dietrich

b. Norma Desmond

c. Gloria Swanson

Réponse question 11

12. La plus grande cinématographie du monde en nombre de films produits chaque année est actuellement celle :

a. des Etats-Unis

b. de l'Inde

c. du Japon

Réponse question 12

13. Fritz Lang était :

a. le ministre de la propagande cinématographique de Hitler

b. un cinéaste allemand qui gagna les Etats-Unis pour fuir le nazisme

c. l’acteur qui donne la réplique à Marlene Dietrich dans L’Ange bleu

Réponse question 13

14. En 1938, Jean Renoir réalise un film financé par la CGT. Il s'agit de :

a. La Grande Illusion

b. La Marseillaise

c. Les Enfants du Paradis

Réponse question 14

15. Le cinéma néoréaliste est un genre né :

a. en Allemagne dans les années 1920

b. en France dans les années 1930

c. en Italie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale

Réponse question 15

16. Au début du film Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963), il n'y a pas de générique écrit. Les noms des participants au film sont dits en voix off.

a. Godard fut le premier à utiliser un générique parlé.

b. Charlie Chaplin l'avait fait avant lui, à la fin du Dictateur

c. Orson Welles utilisa fréquemment ce procédé dans ses films

Réponse question 16

17. Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein a été réalisé :

a. en 1917, en pleine Révolution russe

b. en 1930 (premier film parlant soviétique)

c. en 1925, pour commémorer la Révolution de 1905

Réponse question 17

18. En 1983, Dustin Hoffman joue un double rôle masculin-féminin dans un film de Sydney Pollack. Il s'agit de :

a. Victor Victoria

b. Tootsie

c. Mrs Doubtfire

Réponse question 18

19. Quel est le support des films projetés couramment en salles actuellement :

a. cassette vidéo VHS

b. pellicule film 35 mm

c. disque DVD

Réponse question 19

20. Un prestigidateur fut le premier en France à utiliser les possibilités de trucage du cinéma. Il s'agit de :

a. Max Linder

b. Jacques Tati

c. Georges Méliès

Réponse question 20

21. En 1954, lors de la chasse aux sorcières anti-communiste qui sévit aux Etats-Unis, un cinéaste américain à la réputation bien établie tourne un film dans lequel il expie ses dénonciations de collègues du cinéma. Il s’agit de :

a. Joseph Mankiewicz et Jules César

b. Elia Kazan et Sur les quais

c. Orson Welles et La Soif du Mal

Réponse question 21

22. Dans les années soixante, un cinéma d'auteur apparaît au Brésil sous le nom de cinema novo. Parmi les cinéastes de ce mouvement, on peut citer :

a. Luis Buñuel

b. Glauber Rocha

c. Carlos Fuentes

Réponse question 22

23. Le roman de James Cain, Le Facteur sonne toujours deux fois, a fait l’objet de plusieurs adaptations au cinéma, dont une en Italie sous le titre d’Ossessione. C’est un film de :

a. Nanni Moretti

b. Pier Paolo Pasolini

c. Luchino Visconti

Réponse question 23

24. En 1995, un cinéaste anglais tourne un film sur la Guerre d’Espagne. Il s’agit de :

a. Stephen Frears

b. Ken Loach

c. James Ivory

Réponse question 24

25. Busby Berkeley était :

a. le fondateur du département cinéma d’une célèbre université californienne

b. le chorégraphe de grandes comédies musicales américaines des années 1930

c. l’inventeur du cinéma parlant

Réponse question 25

26. Le symbole de la société Gaumont est :

a. un coq

b. une marguerite

c. un lion rugissant

Réponse question 26

27. Le chef de file du cinéma taïwanais contemporain est :

a. Chen Kaige

b. Shohei Imamura

c. Hou Hsiao-hsien

Réponse question 27

28. En 1982, un cinéaste polonais réalise un film sur la Révolution française intitulé Danton. Il s’agit de :

a. Andrzej Zulawski

b. Krzysztof Kieslowki

c. Andrzej Wajda

Réponse question 28

29. Depuis l'avènement du parlant, la vitesse de défilement d’un film de cinéma lors de la prise de vues et de la projection est de :

a. 24 images/seconde

b. 30 images/seconde

c. 18 images/seconde

Réponse question 29

30. Les rôles féminins principaux des Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy sont tenus par Françoise Dorléac et sa sœur. Cette dernière s’appelle :

a. Bulle Ogier

b. Catherine Deneuve

c. Nathalie Baye

Réponse question 30

31. Le Festival International du Film de Cannes a été créé en :

a. 1946, après un faux départ en 1939

b. en 1929, à l’arrivée du cinéma parlant

c. en 1959, avec la naissance de la Nouvelle Vague

Réponse question 31

32. Le cinéma américain reprend souvent des films français pour en faire des remakes. En 1993, Richard Gere et Jodie Foster sont les interprètes de Sommersby, transposition à l’époque de la Guerre de Sécession d’un des films suivants. Lequel ?

a. La Passion Béatrice

b. Le Retour de Martin Guerre

c. Le Dernier Combat

Réponse question 32

33. En 1999, Pedro Almodovar réalise Tout sur ma mère. Ce film et son titre font référence à un classique du cinéma américain. Lequel ?

a. Tous en scène (The Band Wagon, Vincente Minnelli, 1953)

b. Eve (All about Eve, Joseph Manciewicz, 1950)

c. Tout ce que le ciel permet (All That Heaven Allows, Douglas Sirk, 1956)

Réponse question 33

34. Hollywood produit en 1942 l’une des meilleures comédies de cette période, To Be or Not to Be. C’est un film de :

a. Laurence Olivier

b. Ernst Lubitsch

c. Frank Capra

Réponse question 34

35. Parmi les revues de cinéma françaises suivantes, une seule consacre régulièrement des dossiers sur l’histoire du cinéma mondial :

a. Studio

b. Cahiers du Cinéma

c. Positif

Réponse question 35

36. Un célèbre acteur comique américain est l'un des interprètes d'Arizona Dream (Emir Kusturica, 1993). Il s'agit de :

a. Jim Carrey

b. Jerry Lewis

c. Pee-Wee Herman

Réponse question 36

37. Greta Garbo est l'héroïne de l'un des chefs-d'œuvre du cinéma muet allemand, La Rue sans joie (1925). Ce film a été réalisé par :

a. F.W. Murnau

b. Joseph von Sternberg

c. G.W. Pabst

Réponse question 37

38. En 1919 à Hollywood, un couple d'acteurs, Douglas Fairbanks et Mary Pickford, et un réalisateur D.W. Griffith créent avec Charlie Chaplin une nouvelle société de production. Cette société s'appelle :

a. Universal

b. United Artists

c. Paramount

Réponse question 38

39. Quel cinéaste japonais est réputé pour ses plans fixes cadrés à hauteur d'homme accroupi sur un tatami ?

a. Akira Kurosawa

b. Yasujiro Ozu

c. Mikio Naruse

Réponse question 39

40. En 1973, François Truffaut réalise La Nuit américaine. A quoi ce titre fait-il référence ?

(donner une réponse précise)

Réponse question 40

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RÉPONSES

 

Réponse à la question 1 : b

Réponse à la question 2 : a

Réponse à la question 3 : b

Réponse à la question 4 : c

Réponse à la question 5 : b

Réponse à la question 6 : a

Réponse à la question 7 : c

Réponse à la question 8 : b

Réponse à la question 9 : b

Réponse à la question 10 : a

Réponse à la question 11 : b

Réponse à la question 12 : b

Réponse à la question 13 : b

Réponse à la question 14 : a

Réponse à la question 15 : c

Réponse à la question 16 : c

Réponse à la question 17 : c

Réponse à la question 18 : b

Réponse à la question 19 : b

Réponse à la question 20 : c

Réponse à la question 21 : b

Réponse à la question 22 : b

Réponse à la question 23 : c

Réponse à la question 24 : b

Réponse à la question 25 : b

Réponse à la question 26 : b

Réponse à la question 27 : c

Réponse à la question 28 : c

Réponse à la question 29 : a

Réponse à la question 30 : b

Réponse à la question 31 : a

Réponse à la question 32 : b

Réponse à la question 33 : b

Réponse à la question 34 : b

Réponse à la question 35 : c

Réponse à la question 36 : b

Réponse à la question 37 : c

Réponse à la question 38 : b

Réponse à la question 39 : b

Réponse à la question 40 : Tournage de jour d'une scène censée se passer la nuit.

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QUESTIONNAIRE 2001-2002

 

 

DESS TAC - Examen d'entrée 2001-2002

Epreuve de connaissances générales en cinéma

QCM 1h30

Une seule réponse possible par question (entourez la lettre correspondant à votre réponse)

Le corrigé est disponible à la fin du questionnaire, cliquez sur le numéro de la question pour le consulter.

 

1. En 1915, D. W. Griffith réalise la première épopée cinématographique américaine retraçant un épisode de l’histoire des Etats-Unis. Il s’agit de :

a. Intolerance

b. The Birth of a Nation

c. Hallelujah

2. Martine Carol, actrice du cinéma populaire français des années 1950, tint le rôle-titre de Lola Montès en 1955. Ce film est la dernière oeuvre de :

a. Max Ophuls

b. Christian-Jaque

c. Roger Vadim

3. Lors d’un panoramique horizontal, la caméra se déplace :

a. parallèlement au sujet filmé

b. en pivotant sur son axe vertical

c. selon un axe rectiligne de droite à gauche ou de gauche à droite

4. Malgré le nombre phénoménal de films produits en Inde chaque année, il fallut attendre 1956 pour qu’un cinéaste révèle à l’Occident la qualité de son cinéma. Il s’agit de :

a. Nicholas Ray

b. Bimal Roy

c. Satyajit Ray

5. Une célèbre comédie musicale américaine évoque avec humour l’arrivée du cinéma parlant. Laquelle ?

a. 42nd Street (Lloyd Bacon, 1933)

b. Singin’ in the Rain (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)

c. Ziegfeld Follies (Vincente Minnelli, 1944)

6. Au début des années trente, quel était le pays d’Europe qui dominait en quantité la production cinématographique de ce continent :

a. la France

b. l’Allemagne

c. l’Italie

7. Les films réalisés et écrits par le célèbre tandem Marcel Carné-Jacques Prévert ont été réunis sous l’une des trois appellations suivantes. Laquelle ?

a. réalisme socialiste

b. néo-réalisme

c. réalisme poétique

8. Quelle est la vitesse de défilement d’un film de cinéma lors de la prise de vues et de la projection :

a. 25 images/seconde

b. 18 images/seconde

c. 24 images/seconde

9. Les Quatre Cents Coups est le premier long métrage de :

a. Jean-Luc Godard

b. Françoit Truffaut

c. Claude Chabrol

10. Un storyboard est :

a. le scénario du film une fois le tournage terminé

b. un bref texte de présentation de l’histoire d’un film à venir

c. un découpage dessiné d’un film ou d’une scène

11. Quel cinéaste britannique a réalisé le premier film parlant de Grande-Bretagne en 1929 :

a. Alfred Hitchcock

b. Maurice Elvey

c. Charles Chaplin

12. Chaque année, le prix Louis-Delluc récompense un film français jugé le meilleur de la production nationale. Il est attribué par des critiques en hommage à Louis Delluc qui fut :

a. le premier directeur du Festival de Cannes

b. un réalisateur et théoricien des années 1920

c. un critique fondateur des Cahiers du Cinéma

13. West Side Story (Robert Wise & Jerome Robbins, 1961) est la transposition d’une pièce de Shakespeare. Laquelle ?

a. The Tempest

b. Romeo and Juliet

c. Othello

 

14. Le Festival de Cannes 2001 s’est ouvert avec Moulin Rouge de Baz Luhrmann. Un film portant le même titre fut réalisé en 1952 par :

a. John Ford

b. Jean Renoir

c. John Huston

15. Le terme “ doublure ” s’applique ˆ :

a. une comédienne de doublage

b. un cascadeur qui remplace un acteur pour des scènes dangereuses

c. une scène que l’on tourne en double par sécurité

16. Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), est une transposition d’un roman britannique du début du XXe siècle. Ce roman est l'oeuvre de :

a. James Joyce

b. Joseph Conrad

c. Rudyard Kipling

17. En Italie, les films étrangers sortent presque exclusivement en version doublée :

a. car le public n’aime pas les versions sous-titrées

b. depuis une décision de Mussolini dans les années trente

c. pour compenser la faiblesse quantitative de la production italienne

18. En 1999, Jane Campion confia le rôle principal de son film Holy Smoke à une actrice australienne. Laquelle ?

a. Nicole Kidman

b. Cate Blanchett

c. Kate Winslet

19. L’un des meilleurs cinéastes iraniens contemporains a commencé par faire des films à la gloire du régime khomeyniste. Il s’agit de :

a. Abbas Kiarostami

b. Mohsen Makhmalbaf

c. Dariush Mehrjui

20. Comment appelle-t-on un plan ininterrompu pendant plusieurs dizaines de secondes :

a. un plan d’ensemble

b. un plan-séquence

c. un plan de situation

21. En 1963, le cinéaste français Jacques Demy réalisa un film entièrement chanté où la Guerre d’Algérie apparaît en filigrane. Ce fim se déroule à :

a. Rochefort

b. Cherbourg

c. Nantes

22. La fameuse réplique de Louis Jouvet à Michel Simon, “ Moi, j’ai dit bizarre ? Comme c’est bizarre ” se trouve dans lequel de ces films de Marcel Carné :

a. Drôle de drame

b. Hôtel du Nord

c. Le Jour se lève

23. Le procédé de cinéma en couleurs Technicolor a été utilisé pour la première fois commercialement en :

a. 1929

b. 1935

c. 1941

24. Quel cinéaste contemporain de Hong Kong est très influencé par la Nouvelle Vague française ?

a. Tsui Hark

b. Wong Kar-wai

c. Tsai Ming-liang

25. Isabelle Huppert, prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2001, a tenu son premier grand rôle dans :

a. Les Valseuses (Bertrand Blier, 1974)

b. La Dentellière (Claude Goretta, 1977)

c. Violette Nozière (Claude Chabrol, 1978)

26. Durant la période du cinéma muet, un cinéaste mit au point, pour l’un de ses films, un systême de projection sur trois écrans simultanés. De quel film s’agit-il ?

a. Les Dix Commandements (Cecil B. DeMille, 1924)

b. Les Rapaces (Eric von Stroheim, 1924)

c. Napoléon (Abel Gance, 1927)

27. L’un des films suivants raconte la cavale d’un ancien nazi aux Etats-Unis. Lequel ?

a. The Ministry of Fear (Fritz Lang, 1944)

b. The Killers (Robert Siodmak, 1946)

c. The Stranger (Orson Welles, 1946)

28. Laquelle de ces trois personnalités fonda-t-elle la Cinémathèque Française en 1934 avec le cinéaste Georges Franju ?

a. André Bazin

b. Henri Langlois

c. Claude Autant-Lara

 

29. Qu’appelle-t-on une “ copie flam ” ?

a. une copie sur support en nitrate de cellulose, très inflammable

b. une copie de film résistant aux flammes en cas d’incendie

c. une copie inutilisable car excessivement surexposée à la prise de vues

30. Un cinéaste soviétique a laissé son nom à une expérimentation de montage devenue célèbre. De qui s’agit-il ?

a. Aleksandr Dovjenko

b. Dziga Vertov

c. Lev Koulechov

31. “ Tomorrow is another day ” est la dernière réplique de quel film :

a. The Wizard of Oz (Victor Fleming, 1939)

b. Gone With the Wind (Victor Fleming 1939)

c. The Maltese Falcon (John Huston, 1941)

32. A quel cinéaste japonais, Wim Wenders a-t-il consacré un documentaire :

a. Akira Kurosawa

b. Kenji Mizogushi

c. Yasujiro Ozu

33. Dans quel film de Nanni Moretti joue-t-on beaucoup au water-polo ?

a. Je suis un autarcique

b. La Messe est finie

c. Palombella rossa

34. Dans l’un de ses films, Buster Keaton joue le rôle d’un projectionniste de cinéma qui se retrouve héros dans le film même qu’il projette. Lequel ?

a. The Navigator

b. Sherlock Junior

c. The General

35. Que signifie l’expression “ nuit américaine ” ?

a. qualifie l’atmosphère des films de gangsters américains dont l’action se déroule presque exclusivement la nuit

b. à Hollywood, tournage de films la nuit par économie

c. effet de nuit obtenu en plein jour grâce à un filtre

36. En 1985, un film yougoslave remporte la Palme d’Or à Cannes. Lequel ?

a. The Coca-Cola Kid de Dusan Makavejev

b. Papa est en voyage d’affaires d’Emir Kusturica

c. Baril de poudre de Goran Paskaljevic

37. Dans The Man Who Fell to Earth (Nicolas Roeg, 1976), une star du rock joue le rôle d’un extra-terrestre très humain. De qui s’agit-il ?

a. Mick Jagger

b. John Lennon

c. David Bowie

38. Peter Greenaway s’est inspiré des mémoires d’une courtisane japonaise pour l’un de ses films, dans lequel la calligraphie joue un rôle important. Quel est ce film ?

a. The Pillow Book

b. Drowning by Numbers

c. Prospero’s Books

39. Quel cinéaste portugais a transposé à l’époque moderne un roman de Madame de Lafayette ?

a. Manoel de Oliveira

b. Jo‹o Cesar Monteiro

c. Paulo Rocha

40. Citez deux titres de films appartenant au genre “ film noir ” :

 

...............................................

 

...............................................

 

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

REPONSES

 

 

  1. B
  2. A
  3. B
  4. C
  5. B
  6. B
  7. C
  8. C
  9. B
  10. C
  11.   A
  12. B
  13. B
  14. C
  15. B
  16. B
  17. B
  18. C
  19. B
  20. B
  21. B
  22. A
  23. B
  24. B
  25. B
  26. C
  27. C
  28. B
  29. A
  30. C
  31. B
  32. C
  33. C
  34. B
  35. C
  36. B
  37. C
  38. A
  39. A
  40. The Big Sleep

The Killers

The Maltese Falcon

The Postman always rings twice

Northside 777

 

 

 

Examen d'entrée DESS TAC 2002-2003

DESS TAC - Examen d'entrée 12 juin 2002

Epreuve de connaissances générales en cinéma

QCM (1h30)

Une seule réponse possible par question (entourez la lettre correspondant à votre réponse)

 

1. Lors d’un travelling vertical vers le haut, la caméra se déplace :

a. en pivotant sur son axe vertical

b. en s'élevant comme dans un ascenseur parallèlement au sujet filmé

c. en pivotant sur son axe horizontal

2. Roman Polanski a remporté la Palme d'or du Festival de Cannes 2002. Son premier long métrage, réalisé en 1962, est :

a. Plein Soleil

b. Le Couteau dans l'eau

c. Calme blanc

3. Dans La Nuit américaine, le réalisateur, interprété par F. Truffaut, fait un rêve récurrent dans lequel il se voit, enfant, volant les photos publicitaires d'un film célèbre à l'affiche d'un cinéma. De quel film s'agit-il :

a. Rebecca d'A. Hitchcock

b. Les Fraises sauvages d'I. Bergman

c. Citizen Kane d'O. Welles

 

4. Baz Lurhmann, réalisateur australien, a signé trois longs métrages parmi lesquels Romeo+Juliet et Moulin Rouge. Quel est son premier film ?

a. Muriel's Wedding

b. Crocodile Dundee

c. Strictly Ballroom

5. L'un de ces trois films de Jean Renoir figure régulièrement dans les listes des 10 meilleurs films de l'histoire du cinéma. Lequel ?

a. La Règle du jeu

b. Boudu sauvé des eaux

c. La Grande Illusion

6. Le Magicien d'Oz (Victor Fleming, 1939) est l'un des premiers films en Technicolor à avoir connu un grand succès public :

a. il est intégralement en couleur

b. seules les séquences chantées sont en couleur

c. seuls le début et la fin sont en noir et blanc

7. Avant de devenir réalisateur, Bertrand Tavernier exerça une autre activité dans le domaine du cinéma. Laquelle ?

a. conservateur de cinémathèque

b. attaché de presse

c. distributeur de films

8. Au milieu des années 1950, les futurs réalisateurs de la Nouvelle Vague écrivaient dans :

a. Positif

b. Les Cahiers du Cinéma

c. La Revue du Cinéma

9. L'un des chefs-d'œuvre du cinéma muet soviétique est L'Homme à la caméra. Son auteur est :

a. Lev Koulechov

b. Aleksandr Dovjenko

c. Dziga Vertov

10. Le mot "scripte" fait référence à :

a. la première version d'un scénario

b. la personne chargée de consigner par écrit tout le déroulement d'un tournage de film

c. le découpage d’un film utilisé lors du montage

11. En 1939, Greta Garbo rit pour la première fois au cinéma dans un film d'Ernst Lubitsch. Lequel ?

a. Ninotchka

b. To Be or Not to Be

c. Heaven Can Wait

12. Lequel des trois types de pellicule suivants est-il utilisé pour tourner un film en CinémaScope ?

a. 70 mm

b. 65 mm

c. 35 mm

13. En 1938, un futur cinéaste déclenche une panique mémorable aux Etats-Unis par une émission d'anticipation radiophonique. De qui s'agit-il ?

a. Howard Hawks

b. Frank Capra

c. Orson Welles

14. Le premier long métrage de David Lynch est :

a. Elephant Man

b. Dune

c. Eraserhead

15. Dans un plan américain, un personnage est cadré :

a. en pied

b. à mi-cuisse

c. aux épaules

16. En 1940, Henry Fonda tient le rôle principal d'un film de John Ford. Lequel ?

a. Les Raisins de la colère

b. La Chevauchée fantastique

c. Qu'elle était verte ma vallée

17. L'un des premiers films du néoréalisme italien est Ossessione, "remake" du Facteur sonne toujours deux fois. Qui l'a mis en scène ?

a. Giuseppe de Santis

b. Vittorio de Sica

c. Luchino Visconti

18. Avec Huit Femmes, François Ozon a rendu notamment hommage à un maître américain du mélodrame. Il s'agit de :

a. Douglas Sirk

b. Joseph Mankiewicz

c. George Cukor

19. Dans les années vingt, un acteur et réalisateur comique français parodie un célèbre roman d'A. Dumas avec L'Etroit Mousquetaire. De qui s'agit-il ?

a. Georges Méliès

b. Louis Feuillade

c. Max Linder

20. Dans The Nightmare Before Christmas (1993), Tim Burton s'inspire d'un célèbre mouvement esthétique du cinéma européen. Lequel ?

a. le néoréalisme italien

b. l'expressionnisme allemand

c. le réalisme poétique français

21. Dans les années trente, le désert d'Afrique du Nord sert de décor à de nombreux films. Dans l'un d'eux, Gary Cooper et Marlene Dietrich vivent un amour passionné. Lequel ?

a. Cœurs brûlés

b. Le Grand Jeu

c. Le Jardin d'Allah

22. Lorsqu'un personnage est filmé en contre-plongée, la caméra se trouve, par rapport à lui :

a. plus haut

b. plus bas

c. derrière

23. Les cinéastes Fred Zinnemann, Robert Siodmak et Billy Wilder ont collaboré à un même film. Lequel ?

a. Le Train sifflera trois fois (1952)

b. Sunset Boulevard (1950)

c. Les Hommes le dimanche (1930)

24. En 1981, un jeune cinéaste français réalise son premier long métrage Le Dernier Combat, en noir et blanc, sans dialogue et en cinémascope. Il s'agit de :

a. Jean-Jacques Beineix

b. Luc Besson

c. Bertrand Blier

25. Un cinéaste français mort jeune en 1934 n'eut le temps de réaliser qu'un seul long métrage. Ce film, qui reste l'une des plus grandes œuvres du cinéma européen, porta d'abord le titre Le Chaland qui passe. Quel en est le réalisateur :

a. René Clair

b. Jean Grémillon

c. Jean Vigo

26. Dans son dernier film en date, Hollywood Ending (2002), Woody Allen joue le rôle d'un réalisateur affligé d'une infirmité. Laquelle ?

a. cécité

b. surdité

c. claudication

27. C'est un acteur qui est affligé d'une autre "infirmité" dans un précédent film du même Woody Allen, Harry dans tous ses états. Qui joue le rôle de cet acteur flou :

a. Ben Stiller

b. Kevin Spacey

c. Robin Williams

28. Dans quel film britannique des années 1990 entend-on un poème de W. H. Auden dit avec l'accent écossais ?

a. Les Virtuoses

b. Quatre mariages et un enterrement

c. The Full Monty

29. Quel réalisateur français associé à la Nouvelle Vague réalise en 1955 un documentaire sur les camps de la mort nazis ?

a. Alain Resnais

b. Jacques Rivette

c. Eric Rohmer

30. Metropolis, le chef-d'œuvre de Fritz Lang, a été réalisé en :

a. 1919

b. 1926

c. 1932

31. Dans quel film de Ken Loach, un jeune adolescent noue-t-il une amitié avec un rapace ?

a. Raining Stones

b. Blackjack

c. Kes

32. Qu'appelle-t-on un regard caméra ?

a. un plan dans lequel un personnage regarde la caméra bien en face

b. un raccord de regard d'un plan au plan suivant

c. un plan filmé en caméra subjective

33. En 1955, le cinéaste indien Satyajit Ray bouleverse son cinéma national avec sa première œuvre. Quel en est le titre ?

a. Le Salon de musique

b. La Complainte du sentier

c. Charulata

34. The Jazz Singer (Alan Crosland, 1927) :

a. est le premier film entièrement parlant de l'histoire du cinéma

b. est un film sonore mais pas parlant

c. comporte quelques séquences chantées et parlées

35. Contes cruels de la jeunesse (1960) est l'un des films-manifestes de la Nouvelle Vague japonaise. Quel est en l'auteur ?

a. Akira Kurosawa

b. Shohei Imamura

c. Nagisa Oshima

36. Dans Citizen Kane (Orson Welles, 1941), que tient Kane dans sa main au moment de mourir ?

a. un bouton de rose

b. un petit chalet enneigé dans une boule de verre

c. un traîneau miniature

37. Quel film de Jacques Tati a été restauré à l'occasion du Festival de Cannes 2002 ?

a. Mon Oncle

b. Playtime

c. Trafic

38. Le studio hollywoodien MGM a pour symbole un lion rugissant. Quel est le symbole de la Paramount :

a. un globe terrestre

b. une statue féminine

c. un sommet enneigé

39. Quel célèbre comédie américaine se termine par la réplique "Nobody's perfect" ?

a. Certains l'aiment chaud

b. Les Hommes préfèrent les blondes

c. Comment épouser un millionnaire

40. Qu'appelle-t-on "profondeur de champ" ? (donnez une réponse précise) :

 

...............................................

...............................................

 

 

Réponses au qcm

1/B
2/B
3/C
4/C
5/A
6/C
7/B
8/B
9/C
10/B
11/A
12/C
13/C
14/C
15/B
16/A
17/C
18/A
19/C
20/B
21/A
22/B
23/C
24/B
25/C
26/A
27/C
28/B
29/A
30/B
31/C
32/A
33/B
34/C
35/C
36/B
37/B
38/C
39/A
40/..............

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Thème 2002-2003

- Un rhinocéros en liberté dans la ville! s’exclama-t-il. Cela ne vous surprend pas? On ne devrait pas le permettre.

- En effet, dis-je, je n’y avais pas pensé. C’est dangereux.

- Nous devrions protester auprès des autorités municipales.

- Peut-être s’est-il échappé du Jardin zoologique, fis-je.

- Vous rêvez! me répondit-il. Il n’y a plus de jardin zoologique dans notre ville depuis que les animaux ont été décimés par la peste au XVIIe siècle.

- Peut-être vient-il du cirque?

- Quel cirque? La mairie a interdit aux nomades de séjourner sur le territoire de la commune. Il n’en passe plus depuis notre enfance.

- Peut-être est-il resté depuis lors caché dans les bois marécageux des alentours, répondis-je en bâillant.

- Vous êtes tout à fait dans les brumes épaisses de l’alcool...

- Elles montent de l’estomac...

- Oui. Et elles vous enveloppent le cerveau. Où voyez-vous des bois marécageux dans les alentours? Notre province est surnommée la Petite Castille, tellement elle est désertique.

- Peut-être s’est-il abrité sous un caillou? Peut-être a-t-il fait son nid sur une branche desséchée?

- Vous êtes ennuyeux avec vos paradoxes. Vous êtes incapable de parler sérieusement.

- Aujourd’hui surtout.

- Aujourd’hui autant que d’habitude.

- Ne vous énervez pas, mon cher jean. Nous n’allons pas nous quereller pour ce fauve...

Nous changeâmes de sujet de conversation et nous nous remîmes à parler du beau temps et de la pluie qui tombait si rarement dans la région, de la nécessité de faire venir, dans notre ciel, des nuages artificiels et d’autres banales questions insolubles.

Nous nous séparâmes. C’était dimanche. J’allai me coucher, dormis toute la journée: encore un dimanche de raté. Le lundi matin, j’allais au bureau, me promettant solennellement de ne plus jamais m’enivrer, surtout le samedi, pour ne pas gâcher les lendemains, les dimanches. En effet, j’avais un seul jour de libre par semaine, trois semaines de vacances en été. Au lieu de boire et d’être malade, ne valait-il pas mieux être frais et dispos, passer mes rares moments de liberté d’une façon plus intelligente? Visiter les musées, lire des revues littéraires, entendre des conférences? Et au lieu de dépenser tout mon argent disponible en spiritueux, n’était-il pas préférable d’acheter des billets de théâtre pour assister à des spectacles intéressants? Je ne connaissais toujours pas le théâtre d’avant-garde, dont on parlait tant, je n’avais vu aucune des pièces de Ionesco. c’était le moment ou jamais de me mettre à la page.

 

Extrait de Rhinocéros (Eugène Ionesco, 1957)

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DESS de Traduction Juridique, Economique et Technique

 

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THEME TECHNIQUE : Examen Terminal : Vendredi 24 mai 2002

Trois textes à traduire

 De la naissance à l'adolescence

Un bon brossage deux fois par jour et des visites régulières chez le dentiste a partir de 2 ans... donnez de bonnes habitudes à vos enfants dès le plus jeune âge pour qu'ils conservent longtemps de belles quenottes et un beau sourire.

Les résultats de l'enquête menée par l'Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) en 1998 sont encourageants: à 12 ans, 64 % des enfants ont un bon état dentaire. Mais des progrès restent à faire : 19 % seulement n'ont aucune dent cariée traitée et 35 % ont au moins une dent cariée non soignée.

- Dès la première incisive

À partir de 6 mois et jusqu'à l'entrée en maternelle, habituez vos enfants à se laver les dents. "Dès que les dents de lait apparaissent, elles sont en contact avec des aliments, il faut donc les nettoyer", explique Catherine Artaud'. "Ne laissez pas passer plusieurs années avant de brosser les dents de vos enfants. On n'attend pas qu'un bébé marche pour lui laver les pieds! À quelques mois, ils se laissent faire, si vous instaurez le brossage à 2 ans, cela risque d'être beaucoup plus difficile." Pour éliminer les petits débris alimentaires et la plaque dentaire, il suffit de frotter légèrement les dents avec une compresse humide. Répétez le geste deux fois par jour: après le petit déjeuner et juste avant le coucher.

- Une brosse à dents par personne

Dès 8 mois, les parents peuvent utiliser une brosse à dents (à changer régulièrement) à petite tête et à poils souples.

"Dès que l'enfant veut se servir lui-même d'une brosse, laissez-le faire", conseille Catherine Artaud. "Mais jusqu'à cinq ans, faites un nettoyage complémentaire avec des mouvements circulaires. Vous ne laissez pas votre enfant se laver seul, pour les dents c'est la même chose! Apprenez-lui très tôt qu'une brosse à dents est personnelle et ne se prête pas. Ne soyez pas trop exigeant sur la qualité de son brossage. Le fait qu'il se brosse lui-même les dents et qu'il s'habitue à ce rituel quotidien est déjà une bonne chose. La durée du brossage est importante; personnellement, je propose à mes petits patients de se brosser le temps d'une chanson (soit environ 2 minutes). C'est plus ludique que le sablier!"

 

Examen dentaire gratuit de 15 à 18 ans

Depuis 1997, les caisses d'assurance maladie proposent aux adolescents entre 15 et 18 ans un bilan buccodentaire gratuit. Les jeunes sont informés par courrier. Pour en bénéficier, ils doivent se rendre dans les trois mois chez le dentiste de leur choix. L'examen et les éventuels soins (plombage, détartrage...) sont pris en charge à 100 %. Chaque adolescent peut ainsi être suivi pendant quatre ans. Profitez-en, mieux vaut prévenir que guérir.

"Bien-être et Santé", Mars 2002.

 

(2) Les nouveaux captifs de l'automobile

Jean-Loup Madre

INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité)

L'arrivée à l'âge de la retraite de générations habituées à l'automobile est en train de modifier profondément les comportements de mobilité des personnes âgées ; celles-ce rouleront certes moins que pendant leur vie active (disparition de déplacements liés au travail) mais elles hésiteront beaucoup à se séparer de leur véhicule. De clientèle traditionnellement captive des transports en commun, elles deviennent captives de l'automobile, surtout quand elles se sont installées en périphérie.

Toujours plus de personnes âgées au volant

La part des distances parcourues comme passager d'une voiture plafonne un peu au-dessus de 10 % pour l'ensemble des Franciliens. Partant d'une valeur comparable au début des années 80, elle devrait atteindre 17 % vers 2010 chez les 65-74 ans et 23 % chez les 75 ans ou plus".

Quant à la part des distances parcourues au volant, elle suit les évolutions de motorisation : progression lente pour l'ensemble des Franciliens (plus sensible seulement en grande couronne), nettement plus rapide chez les personnes âgées, quelle que soit leur zone de résidence. Il en résulte que la distance journalière parcourue au volant d'une voiture devrait tripler entre 1980 et 2010 pour les personnes de 65 à 74 ans et quadrupler au-delà, alors qu'elle devrait seulement augmenter de moitié pour l'ensemble de la population.

L'arrivée de l'âge de la retraite et des handicaps limitera progressivement la capacité à conduire ; la situation risque de devenir plus difficile lorsque les personnes âgées habitent en zone peu dense. Le développement des réseaux d'autobus pourrait les inciter à ne pas délaisser les transports collectifs, qui contribuera, l'âge avançant, à maintenir leur autonomie. De plus, l'afflux de conducteurs âgés risque de poser des probèmes de sécurité routière.

 

 

(3) NOS POUBELLES : UN DANGER POUR L'ENVIRONNEMENT

Nos poubelles sont-elles devenues des bombes à retardement pour l'environnement ? Certaines Cassandres n'hésitent pas à l'affirmer haut et fort depuis deux bonnes décennies. Sans tomber dans l'alarmisme, les chiffres donnent, il est vrai, matière à réflexion. La France produit, chaque année, 600 millions de tonnes de déchets, toutes natures confondues, dont 29 millions de déchets ménagers. Autant dire que chaque Français représente un joli capital de 358 kg annuels. Cette masse est, comme il se doit, en constante augmentation d'une année à l'autre. Mention particulière pour les papiers, cartons et matières plastiques qui croissent au rythme des emballages et autres conditionnements, toujours plus importants.

Les traitements de ces déchets - décharges (70 %), recyclage et compostage (30 %) - ne vont pas sans poser problème. Que dire alors de ceux qui s'appliquent aux plus polluants d'entre eux ? La solution, comme pour le verre, propre et recyclable, réside sans doute dans le tri sélectif. Bientôt, une collecte séparée des piles usagées et des aérosols, particulièrement nocifs pour l'environnement, sera proposée aux consommateurs.

 

 

FMP Mutualité - MARS AVRIL 2002

 

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EXAMEN D'ENTRÉE DU 13 JUIN 2001

DESS TRADUCTION JURIDIQUE, ECONOMIQUE ET TECHNIQUE

thème 2 heures

aucun document autorisé

Une ville unique...

malgré tout

 

 

Le témoignage de Marion Valentin. 29 ans, monteuse. " Je me suis installée à Londres voici trois ans. Depuis deux ans déjà, je naviguais entre Paris et la City pour raisons professionnelles. Je suis monteuse et, dans le domaine des clips et de la publicité, Londres est la capitale européenne. J'ai été attirée par les salaires plus élevés qu'en France, et surtout par la diversité et l'intérêt du travail proposé. Les agences de pub et les maisons de disques se montrent plus audacieuses dans leurs choix artistiques et font appel à des réalisateurs du monde entier. Et puis j'ai rencontré mon compagnon, un Anglais, ce qui m'a donné une raison de plus de vouloir m'installer ici. Aujourd'hui, j'attends notre premier enfant. Et les questions commencent à se poser. Si nos salaires sont plus élevés, en revanche, l'infrastructure sociale laisse à désirer. Depuis le début de ma grossesse, mes contacts avec le système de santé m'inquiètent. Le NHS (National Health Service) est gratuit, certes, mais très vétuste. Par ailleurs, le coût très élevé de la vie, et notamment des loyers, m'a contrainte à m'éloigner du centre. Je vis à Highgate, au nord de la capitale. J'aime beaucoup le quartier, très agréable avec ses petites maisons et tous ses jardins, mais les distances à parcourir chaque jour limitent mes sorties et ma vie sociale. À Paris, je sortais davantage, comme dans un village. En France, on peut se fier aux transports en commun, mais ici ils sont hors de prix pour une fiabilité très réduite. Je supporte pourtant tous ces désagréments car Londres reste une ville unique. Désordonnée, d'une énergie incroyable et d'une diversité enivrante. Ses habitants viennent des quatre coins d'Europe et du monde. Cela enrichit la vie de tisser des liens avec toutes ces communautés si différentes. En revanche, je n'ai que peu d'amis anglais, hormis ceux de mon compagnon. Ils sont sans doute plus difficiles d'accès que tous les expatriés, contraints de s'ouvrir au monde après avoir quitté le leur. Je me reconnais bien dans cette citoyenneté universelle. Je pense cependant rentrer un jour en France. Je fais mes armes dans la publicité et le vidéoclip, mais c'est le cinéma qui m'intéresse réellement. Or, en matière de cinéma, la France offre des possibilités plus riches que la Grande-Bretagne. " ? A.C.P.

 

31 mai 2001 / n° 2909 La vie*51

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EXAMEN D'ENTREE AU DESS JET - JUIN 2001

Version - Durée: 3 h. - Aucun document autorisé.

 

Time to Do Everything

Except Think

By David Brooks

 

SOMEWHERE UP IN THE canopy of society, way above where normal folks live, there will soon be people who live in a state of perfect wirelessness. [...]

Wireless Woman will do a full day's work on the beach in her bikini: her personal digital assistant comes with a thong clip so she can wear it on her way to the pina colada stand. Her phones beep, her pagers flash red lights; when they go off, she looks like a video arcade. Wireless Man will be able to put on his performance underwear, hop in his SUV and power himself up to the top of a Colorado mountain peak. He'll be up there with his MP3 device and his carabiners enjoying the view while conference-calling the sales force, and playing MegaDeath with gainers in Tokyo and Sydney. He'll be smart enough to have enough teeny-tiny lithium batteries on hand to last weeks, and if he swallows them they'd cure depression for life. He's waiting for them to develop a laptop filled with helium that would actually weigh less than nothing, and if it could blow up into an inflatable sex doll he'd never have to come down.

So there he sits in total freedom on that Rocky Mountain peak. The sky is blue. The air is crisp. Then the phone rings. His assistant wants to know if he wants to switch the company's overnight carrier. He turns off his phone so he can enjoy a little spiritual bliss. But first, there's his laptop. Maybe somebody sent him an important e-mail. He wrestles with his conscience. His conscience loses. It's so easy to check, after all ...

Never being out of touch means never being able to get away. But Wireless Man's problem will be worse than that. His brain will have adapted to the tempo of wireless life. Every 15 seconds there is some new thing to respond to. Soon he has this little rhythm machine in his brain. He does everything fast. He answers e-mails fast and sloppily. He's bought the fastest machines, and now the idea of waiting for something to download is a personal insult. His brain is operating at peak RPMs.

He sits amid nature's grandeur and says, "It's beautiful. But it's not moving. I wonder if I got any new voice mails." He's addicted to the perpetual flux of the information networks. He craves his next data fix. He's a speed freak, an info junkie. He wants to slow down, but can't.

Today's business people live in an overcommunicated world. There are too many Web sites, too many reports, too many bits of information bidding. for their attention. The successful ones are forced to become deft machete wielders in this jungle of commu nication. They ruthlessly cut away at all, the extraneous data that are encroaching upon them. They speed through their tanks so they can cover as much ground as possible, answering dozens of e-mails at a sitting and scrolling part dozens more. After all, the main scarcity in their life is not money; it's time. They guard every precious second, the way a desert wan derer guards his water.

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Examen d’entrée du 13 juin 2000

DESS traduction juridique, économique et technique

Thème 2 heures

Aucun document autorisé

 

 L’Elysée et Matignon jouent la prudence

Prudence et circonspection : tels sont les maîtres mots des dirigeants français à un moment où le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, commence à sonder les pays, dont le nôtre, ayant déjà depuis 1978 des soldats dans la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban.

Il s’agit en effet de faire passer progressivement le nombre de ces casques bleus de 4500 actuellement à 5600 puis à 7900 afin d’aider le gouvernement de Beyrouth à rétablir son autorité dans la " bande de sécurité " que les Israéliens viennent de quitter après 22 ans d’occupation.

Si Paris, ainsi que l’a répété Lionel Jospin dans l’hémicycle du Palais-Bourbon, est " prêt à assumer ses responsabilités " dans la région, l’Elysée et Matignon n’en paraissent pas moins décidés de concert à poser de strictes conditions à tout accroissement du contingent français dans le sud du pays du Cèdre.

Il faudra notamment que l’ONU ait obtenu auparavant " un engagement concert et les garanties de sécurité indispensables " de l’ensemble des parties concernées, à savoir Israël, la Syrie et le Liban. Partagée entre son souci d’aider les autorités libanaises et la crainte de se retrouver enlisée dans un nouveau bourbier, la France exige, " de tous les membres du Conseil de sécurité ", qu’ils donnent leur " plein soutien à toutes les démarches visant à renforcer et à redéployer la FINUL ".

Dans ce contexte, Paris a été rassuré, au cours des dernières quarante-huit heures, par la volonté affichée de Washington " d’œuvrer très étroitement avec les Nations Unies pour aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité ", selon les termes employés par Joe Lockart, le porte-parole de la Maison Blanche. […]

Cependant, même si l’armée libanaise reçoit le feu vert de la Syrie pour se substituer au Hezbollah sur l’ensemble des positions où celui-ci s’est installé après le départ des Israéliens, cette prise de contrôle risque de ne se faire que très lentement. C’est bien pourquoi la France entend rappeler avec la plus grande fermeté que le rôle de la FINUL n’est pas de mettre les mouvements islamistes au pas ou de servir durablement de force d’interposition entre ces derniers et les soldats libanais.

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Examens récents

 

 

EXAMENS d'entrée aux DESS JUIN 2003

I- 3 épreuves DESS TAC

II- 2 épreuves DESS JET EXAMEN D’ENTREE AU DESS TAC – JUIN 2003

Version – Durée : 3 h. – Aucun document autorisé. You don't do some guy, even some old guy, them motherfuckers are all NRA nuts, homie; you might think you get some old white dude can't do shit and he dusc you up ' VJ is telling Reebok this while they stand in the bus shelter watch people coming and going in the mall parking lot, late afternoon California spring breeze is blowing trash by, couple of wax cups from Taco Bell. 'He got an AK in his walker?' Reebok jokes. He's out of high school now, still the class joker VJ thinks. 'You laughin', some of chose old dudes are strapped big. Some senile motherfucker shot Harold's dog, all the dog do is run up on his porch. They got those Mi6's, that shit pops off, you cancelled.' 'So you think ... it should be girls?' Reebok ponders, scratching his tag into the clear plastic wall of the kiosk with a house key. Key to his grandma's house. His mama left town with that white dude. 'Girls maybe armed, too. Most ofem at least got chat pepper spray, but you smart, you don't give'm a chance to use it you take it away, put it in their eyes.' VJ nods to himself. 'Can't make her use the fuckin' ATM, she got pepper in her eyes. 'I hear that. I hear that. We just jack the bitch from behind is all, take her pepper away. Maybe later on, we clock her too.' 'When we do it?' Reebok asks. 'Fuck it. What about that one?' She knows chat Avery loves her. There's no doubt about it. If he says, Barbara, don't call back . . . thai means: Barbara, call back again; Barbara, don't give up. It was there in the catch in his voice. It was heartbreaking, really, how Avery suffered. He can't say what he means, not with his witch wife, that witch bitch, not with Velma looking over his shoulder. Busting his balls, excuse my French. Nor letting his manhood emerge. Coming out of the mall, Barbara's got the gift for Avery in her straw bag, the Italian peasant's bag she'd bought at the Cost Plus import place, and she's thinking maybe she should have charged the watch, because this was risky, she'd never stolen anything before, almost never, anyway nothing this expensive, and they could be following her out of the mall, waning till she crossed some legal boundary, and it's not like they'd understand. Love paid for it, she could say to them, but they wouldn't understand anymore than Velma did. Velma was the one who had pushed Avery in ro firing her. Barbara unlocks her car, her hands fumbling. Then she goes all cold in the legs when a man speaks to her, in that sharp tone and she's sure it's a store cop. She turns, sees it's a black guy, very young, not bad-looking. Wants some money probably. He's going to tell her his car ran out of gas and he just needs gas money or one or those stories. 'I don't have any change with me,' she says. ' I don't really believe in giving money to people, it just keeps them on the streets. 'The ho isn't listening,' says the taller of the two. How old are they ? Maybe twenty, maybe. 'Lookit here,' the other one says, the one with the blue ski jacket, and he opens the jacket and shows his hand on the butt of a gun stuck in the waistband of his jeans. 'I said: Get in the car and don't scream, or I shoot you in the spine right here.' In the spine, he says. I shoot you in the spine. John SHIRLEY. ‘Barbara’ (1995) In ‘Dark Love’ (Nancy A. Collins, Edward E. Kramer & Martin Greensberg eds.) DESS TAC examen d'entrée 2003 - Version. Dans le texte proposé cette année, le début d'une nouvelle d'un auteur américain, de 1995, deux voix/voies d'abord parallèles se croisent (le résultat est d'ailleurs inattendu, mais c'est la suite de l'histoire...) : la/les voix de deux jeunes noirs en passe de basculer dans la délinquance et celle d'une jeune femme en proie à une peine de cœur. Un dialogue très marqué du point de vue sociologique et un monologue intérieur censé représenter la véhémence du débat intérieur de Barbara et ses tourments. II convenait de ne pas mêler ces deux voix et de ne pas prêter à l'une le vocabulaire ou la syntaxe des autres, et réciproquement. La mise en français, que l'on attendait naturellement fidèle au texte de départ et complète, se devait de produire un texte authentique et idiomatique, avec des répliques que l'on pourrait < mettre en bouche > des personnages sans risque de décalage ou de rupture stylistique absurdes, avec, donc, un souci constant de passage des registres mis en jeu. Le respect des niveaux de langue impliquait des transferts, des compensations, des étoffements divers et, même si la syntaxe du dialogue est < torturée > en anglais, celle du français ne peut l'épouser tout à fait, en particulier en ce qui concerne les diverses ellipses de sujet, d'auxiliaire, de verbe ou de marque de temps. Le français a alors recours à des formes contractées, des liaisons fautives, des antépositions ou redoublements de sujet ou de complément, etc. On retrouve dans le monologue le problème des temps : il convenait de respecter l'emploi particulier du présent dans ce passage et donc les repérages par rapport à lui du present perfect, du futur et du conditionnel - de même les différentes modalisations devaient être scrupuleusement notées et passées. On s'étonne par ailleurs à la lecture des copies de la méconnaissance d'éléments de lexiculture américaine (NRA, Taco Bell, wax cups, porch, mall), du lexique argotique (courant dans les dialogues de cinéma : homie, dude, tag (!), ho, et même bitch, souvent surtraduit), d'items lexicaux élémentaires (ATM, spine, bad-looking). On est effaré des contresens syntaxiques et lexicaux, sur, par exemple, blue ski jacket (et non sky-blue jacket...), de l'ignorance d'idiomes tels que 'it's not as if they would...', 'excuse my French' ou de l'absence de repérage de that/those, employés plusieurs fois de façon très particulière et... très courante (qui exige traduction, autrement qu'en calque !). Enfin, on souligne que l'orthographe du français doit être irréprochable (y compris en ce qui concerne, naturellement, les accents, puisqu'il en existe encore en français, et les conjugaisons) - d'où un décompte séparé des fautes d'orthographe. On rappellera simplement en conclusion, comme l'année dernière, qu'un traducteur doit avoir à cœur de traduire le texte, tout le texte et rien que le texte, sans négliger la qualité du français de sa traduction. Les notes attribuées cette année vont de 00 à 13 sur 20.

EXAMEN D'ENTRÉE DU 12 JUIN 2003 DESS TRADUCTION ET ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE thème 2 heures aucun document autorisé

L'ÉCOLE DES DUPES DÉCOR Un petit salon COLETTE. - Ah ! c'est atroce. LUCIE. - Que se passe-t-il ? COLETTE. - Tu n'imagines pas ce qu'on peut souffrir ! LUCIE. - Tu as une rage de dents ? COLETTE. - Ah ! Il s'agit bien d'une rage de dents! LUCIE. - Je voyais ton mouchoir serré contre la joue... COLETTE. - Je le serre où je peux ! Tu ne sais pas ce que c'est de souffrir comme ça ! On pleure, on sèche ses yeux et on mord son mouchoir pour ne pas crier ! On devient folle ! c'est bien simple ! on devient folle ! On ne peut plus penser, on ne peut plus avaler... LUCIE. - Mon Dieu ! mais dis-moi ! Parle ! COLETTE. - Parler ! On ne peut pas parler non plus ! Si tu t'imagines qu'on peut articuler un mot ! On a la gorge contractée, la bouche sèche, on a les yeux hors de la tête et la tête complètement à l'envers : comment veux-tu qu'on parle LUCIE. - Essaie quand même COLETTE. - Ça ne sort pas. LUCIE. - Veux-tu que je t'aide ? COLETTE. - Comment dis-tu ? LUCIE. - Je dis : veux-tu que je t'aide ,? COLETTE. - A quoi faire ? LUCIE. - Eh bien... à parler ! COLETTE. - Ah !... Oh ! Tu n'arriveras à rien ! Ne te fatigue pas. Autant vaut que je te dise tout immédiatement : Philippe me trompe, ma chérie LUCIE. - Ah ! tu vois ! Te voilà soulagée ! COLETTE. - Oui ! Ça fait du bien ! Mais tu as entendu ce que je t'ai dit ? LUCIE. - Je ne veux pas le croire COLETTE. - Moi non plus ! LUCIE. - Alors ne le crois pas ! COLETTE. - Comment faire ? LUCIE. - Tu en es sûre ? COLETTE. - Non. LUCIE. - Alors ce n'est pas vrai COLETTE. - Mais oui c'est vrai ! LUCIE. - Qu'en sais-tu ? COLETTE. - J'ai son carnet de poche. LUCIE. - Ce n'est peut-être pas le sien COLETTE. - Comment ! pas le sien ! LUCIE. - Enfin je ne sais pas..., je cherche à te faire plaisir. COLETTE. - Ne cherche pas. Ce qui est fait est fait ! LUCIE. - Mais tu n'en es pas sûre ? COLETTE. - Comment veux-tu que je n'en sois pas sûre ? LUCIE. - C'est toi qui me l'as dit ! COLETTE. - Parce que je suis folle ! Mais je viens de feuilleter son agenda, je te répète. Il l'avait oublié dans une poche. LUCIE. - Pourquoi l'as-tu ouvert, aussi ? Ouvrir un agenda ! C'est vraiment se mettre dans la gueule du loup, écoute ! COLETTE. - Mais jamais je ne me serais attendue à ça ! LUCIE. - Avoue que tu l'as cherché COLETTE. - Je n'ai rien cherché du tout ! LUCIE. - Tu as ouvert son agenda ! C'était imprudent. COLETTE. - Je l'ai ouvert.:. par curiosité, quoi ! LUCIE. - Tu serais bien tranquille si tu n'avais pas eu cette curiosité là, tu vois ! COLETTE. - Tranquille ! je serais trompée, je ne serais pas tranquille ! J'aime cent fois mieux tout savoir ! Et je n'ai pas fini de fouiller ses- poches maintenant, je te le jure et de feuilleter ses autres agendas ! LUCIE. - Il en a plusieurs COLETTE. - Ben... depuis quatre ans, il en a eu quatre ! Je lui en ai offert un moi-même chaque année ! Si j'avais su qu'il s'en servait pour ça ! LUCIE. - Pour quoi ? COLETTE. - Pour noter ses rendez-vous, parbleu! Quand je pense que jamais, jamais, je n'ai feuilleté un seul de ses agendas ! Il m'a trompée peut-être depuis le début ! Et moi je vivais ! Bien tranquille ! Complètement aveugle LUCIE. - Tu vois !

 

DESS TAC Examen d'entrée 12 juin 2003 Épreuve de connaissances générales en cinéma (QCM)
Durée: 1h 30 avec corrigé à la suite du questionnaire
Une seule réponse possible par question. Entourez la lettre correspondant à votre choix. Aucun document n'est autorisé.
1. Un personnage ou un objet est en amorce quand il... a. apparaît dans le premier plan d'un film b. est filmé en gros plan au début d'une séquence c. est placé au premier plan au bord du champ 2. Le cinéaste Samuel Fuller joue son propre rôle et donne une définition du cinéma dans a. Le mépris (Jean-Luc Godard, 1963) b. Pierrot le fou (Jean-Luc Godard, 1965) c. La nuit américaine (François Truffaut, 1973) 3. La musique de Ludwig van Beethoven joue un rôle important dans un film de Stanley Kubrick. Il s'agit de a. 2001: A Space Odyssey (1968) b. A Clockwork Orange (1971) c. Barry Lyndon (1975) 4. Le chef de file du cinéma taïwanais contemporain est a. Chen Kaige b. Hou Hsiao-Hsien c. Wong Kar-Wai 5. Quand la ville dort est la traduction française de a. While the City Sleeps (Fritz Lang, 1956) b. The Asphalt Jungle (John Huston, 1950) c. Night and the City (Jules Dassin, 1950) 6. Martin Scorsese a collaboré avec le même chef opérateur pour After Hours (1985), The Color of Money (1986), The Last Temptation of Christ (1988), GoodFellas (1990), The Age oflnnocence (1993) et Gangs ofNew York (2002). C'est a. Freddie Francis b. Michael Ballhaus c. Carlo di Palma 7. Un panoramique horizontal est a. un déplacement latéral de la caméra dans l'espace b. un déplacement de la caméra qui peut être latéral, vers l'avant ou vers l'arrière c. une rotation de la caméra sur son axe, de gauche à droite ou de droite à gauche 8. Le cinéaste russe Alexandre Sokourov a présenté Père et fils en compétition au Festival de Cannes 2003. Il est aussi le réalisateur de a. Père et fille b. Mère et fils c. La Mère 9. Une musique d'écran a. s'oppose à une musique de fosse b. est une musique dont la source apparaît à l'écran c. est une musique composée pour un film 10. Qu'est-ce que le cinéma ? est un recueil d'essais sur le cinéma dont l'auteur est a. Jean Mitry b. Gilles Deleuze c. André Bazin 11. Irène Jacob est l'interprète principale de Trois couleurs : rouge (1994) de Krzysztof Kieslowski. Elle a également joué dans un autre film du même réalisateur. Lequel ? a. Brève histoire d'amour (1988) b. La double vie de Véronique (1991) c. Trois couleurs : bleu (1993) 12. Le premier long métrage dans lequel un acteur parle et chante, The Jazz Singer (Alan Crosland, 1927), a été produit par la compagnie a. Warner b. United Artists c. Paramount 13. L'école de cinéma, située près de Londres, qui est l'équivalent anglais de la FEMIS est la a. NFTS b. NTFS c. NTSC 14. Laquelle de ces comédies musicales hollywoodiennes n'a-t-elle pas pour décor New York ? a. On the Town (Gene Kelly, Stanley Donen, 1949) b. Singin' in the Rain (Gene Kelly, Stanley Donen, 1952) c. The Band Wagon (Vincente Minnelli, 1953) 15. Dans un plan moyen, un personnage est cadré a. en pied b. à mi-cuisse c. aux épaules 16. Nanook of the North (Nanouk l'Esquimau, 1921) est le film qui a "inventé" le genre documentaire. Il a été réalisé par a. Paul Strand b. Frederick Wiseman c. Robert Flaherty 17. Quel est le support des films projetés couramment en salles de nos jours ? a. pellicule film 16 mm b. b. pellicule film 35 mm c. c. disque DVD 18. Le tournage de jour d'une scène censée se dérouler la nuit est appelé a. nuit américaine b. clair-obscur c. contrejour 19. "Frankly my dear, I don't give a damn" est une réplique célèbre prononcée par Clark Gable dans a. It Happened One Night (Frank Capra, 1934) b. The Misfits (John Huston, 1961) c. Gone with the Wind (Victor Feming, 1939) 20. Le dernier film de Lars von Trier est Dogville (2003). Son premier long métrage, réalisé en 1984, est a. Epidemic b. Element of Crime c. Europa 21. Gus Van Sant vient d'obtenir la Palme d'or à Cannes pour son dixième film Elephant. Avant d'être réalisateur a. il enseignait le cinéma à Idaho State University b. il était barman à Portland c. il travaillait dans la publicité à New York 22. Un grand angle est a. un objectif à courte focale qui permet de visualiser un champ très large b. un objectif à longue focale qui permet de visualiser un champ très large c. une forte plongée qui permet de visualiser un champ très large 23. Le cinéaste américain d'origine allemande Robert Siodmak, l'un des maîtres du "film noir", a réalisé a. Naked City b. Cry of the City c. City Streets 24. Wittgenstein (1993) est un film inspiré par la vie du philosophe du même nom. Son réalisateur est a. le cinéaste britannique indépendant Derek Jarman b. le philosophe Bernard-Henri Lévy c. la cinéaste allemande Margarethe von Trotta 25. Dans lequel de ces films mis en scène par Orson Welles le réalisateur n'apparaît-il pas à l'écran ? a. The Lady from Shanghai b. The Magnificent Ambersons c. Touch of Evil 26. Dans le prologue de Citizen Kane (Orson Welles, 1941), la caméra pénètre par infraction dans Xanadu, au mépris d'un panneau qui dit a. WAY OUT b. EXIT c. NO TRESPASSING 27. Le film qui inaugure le néoréalisme, mouvement né en Italie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, est a. Le voleur de bicyclette (Vittorio De Sica) b. Rome, ville ouverte (Roberto Rossellini) c. Le désert rouge (Michelangelo Antonioni) 28. Dans un plan tourné en caméra subjective le spectateur voit a. ce que voit le personnage, en même temps que lui b. un personnage qui regarde un autre personnage c. un personnage qui regarde la caméra bien en face 29. Le Sundance Film Festival est un festival américain de a. cinéma indépendant b. courts métrages c. cinéma français 30. Dans quelle revue de cinéma les futurs réalisateurs de la Nouvelle Vague française écrivaient-ils ? a. Positif b. Les Cahiers du cinéma c. La Revue du cinéma 31. L'Homme à la caméra (1929), film-manisfeste du cinéma soviétique des années 20, a eté réalisé par a. Lev Koulechov b. Dziga Vertov c. Vsevolov Poudovkine 32. Une célèbre séquence du Cuirassé Potemkine (1925) de Serguei Eisenstein a. fait remonter sur le trône la statue du tsar Alexandre III b. est un montage alterné entre trois plans identiques de l'acteur Mosjoukine et un bol de soupe fumante, une femme nue, un enfant mort c. montre le massacre d'une foule par des cosaques sur l'escalier d'Odessa 33. La vie de Oharu, femme galante (1952), est un film de a. Akira Kurosawa b. Yasuj iro Ozu c. Kenji Mizoguchi 34. Lequel des trois films allemands suivants n'appartient pas au cinéma "expressionniste" ? a. Nosferatu le vampire (Friedrich Murnau) b. Le Cabinet du Dr Caligari (Robert Wiene) c. La Rue sans joie (Georg Wilhelm Pabst) 35. Quel est le film d'Alfred Hitchcock où Cary Grant monte un escalier avec un verre de lait dans lequel le réalisateur avait fait mettre une lumière ? a. Vertigo b. Suspicion c. Notorious 36. Lorsqu'un personnage est filmé en plongée, la caméra se trouve a. plus haut que lui b. plus bas que lui c. derrière lui 37. Un son off a. a son origine dans le hors champ contigu à l'espace du champ b. a son origine dans un hors champ non-contigu à l'espace du champ c. est un son que l'on a coupé 38. Ingmar Bergman, Andreï Tarkovski et Woody Allen ont en commun a. une éducation religieuse très stricte b. le chef opérateur Sven Nykvist c. le thème du conflit au sein du couple 39. Quai des brumes de Marcel Carné, avec Jean Gabin et Michèle Morgan, date de a. 1930 b. 1935 c. 1938 40. Donnez le nom de deux acteurs-cinéastes qui ont interprété et réalisé une (des) adaptation(s) de Shakespeare à l'écran.

Corrigé : 1 - c 6 - b 11 - b 16 - c 21 - c 26 - c 31 - b 36 - a 2 - b 7 - c 12 - a 17 - b 22 - a 27 - b 32 - c 37 - b 3 - b 8 - b 13 - a 18 - a 23 - b 28 - a 33 - c 38 - b 4 - b 9 - a 14 - b 19 - c 23 - a 29 - a 34 - c 39 - c 5 - b 10 - c 15 - a 20 - b 25 - b 30 - b 35 - b 40 - Orson Welles, Lawrence Olivier, Roman Polanski, Al Pacino, Kenneth Branagh...

EXAMEN D'ENTRÉE AU DESS JET - JUIN 2003 Version - Durée: 3 h. - Aucun document autorisé.

THE MEDIA'S 'BALANCING' ACT There's a big difference between the right to do something-and the right thing to do. By JONATHAN ALTER THE ONCE LEGENDARY Sen. Hiram Johnson was the first to say it, back in 1917. But the idea is as old as human conflict: in war, truth is "the first casualty". From the phony reports on Sept. 11("The State Department's been hit by a car bomb!") to rumors du jour on the Internet, these extra casualties are mounting. The challenge for the media in the months ahead is to stay focused on ferreting out the truth, while respecting those few situations where secrecy is truly necessary. One story that smelled a little strange from the outset was that Air Force One had been the target of a "credible threat" on Sept. 11. How were the terrorists going to hit a speeding plane with another speeding plane? Star Wars technology? It didn't fit their MO, though it certainly proved handy for White House efforts to rebut criticism that President Bush didn't return quickly enough to Washington. Now we learn, courtesy of CBS News and the Associated Press, that there was no such credible threat, just a "miscommunication." Of course everything is clearer with 20/20 hindsight. White House Press Secretary Ari Fleischer is right that there were, in fact, wild reports that day of several other coordinated attacks and hijackings, lending credence to almost any rumor or crackpot call. That makes the White House's account-that President Bush was told on the phone by Vice President Cheney that Air Force One was a target-believable enough. "Whether it subsequently turned out to be right or wrong doesn't matter," Fleischer says. Not quite. Cheney shouldn't have been so adamant five days later on NBCs "Meet the Press" that the threat was "credible." Score one for spin. Fleischer didn't help matters last week when he said that people need to "watch what they say~ The comment was interpreted as backing skittish advertisers who want to yank the TV chat show "Politically Incorrect" off the air for being, well, politically incorrect. (.-) Fleischer says he was also directing his remarks at GOP Rep. John Cooksey, who made the dopey remark that "diaper heads" should be pulled over on the highway. The press secretary adds that all he wants is for people to be "much more thoughtful". We all want thoughtfiilness; the question is whether the White House spokesman should be a thought policeman. These rebukes carry more weight coming from the government than from some TV yakker. On the other hand, at least Fleischer had the good sense to backpedal last week. He went out of his way to note that "the press has an unlimited right to do what it sees fit-in war and peace." Glad to get that on the record. Fleischer tells me he's confident that the government and the media can "grope their way" toward a "delicate balance" between rights and responsibilities. I have my doubts. Over time the natural tension between war and information will only get worse. (…) After so many years of peace and trivia, even some of the bigger media players might not fully comprehend the sometimes subtle difference between aggressive reporting of the war effort (essential) and advance word of specific troop movements or the details of covert operations (dangerous). There's a big difference between the right to do something-and the right thing to do.

EXAMEN D'ENTRÉE DU 11 JUIN 2003 DESS TRADUCTION JURIDIQUE, ECONOMIQUE ET TECHNIQUE thème 2 heures aucun document autorisé Traduire le passage entre crochets ainsi que le titre

Russie En 1703, Pierre le Grand lançait la construction de la ville des Tsars Saint-Pétersbourg fête ses 300 ans Hier, la ville de Saint-Pétersbourg a fêté son 300' anniversaire, sous le regard du tsar Pierre le Grand. IL y a 300 ans, le 27 mai 1703, le tsar Pierre le Grand lançait la construction de Saint-Pétersbourg, qu'il voulait comme une fenêtre sur l'Europe et qui reste, selon le président Vladimir Poutine, un «pont entre la Russie et une Europe en quête d'indépendance ». Dès le matin, le gouverneur de la ville Vladimir lakovlev et le représentant du président russe pour la région nord-ouest Valentina Matvienko ont déposé une gerbe de fleurs au pied de la célèbre statue de Pierre le Grand, immortalisée par le poète Pouchkine comme le Cavalier d'airain. Défilé de voiliers Au cours de la journée étaient également prévus sur la Neva un défilé de voiliers, dont le plus grand au monde, le Mir, et la reconstitution d'une bataille maritime durant la guerre russosuédoise de 1703, qui avait permis à la Russie d'obtenir définitivement un accès à la mer Baltique. Plus tard, un spectacle laser conçu par le Japonais Hiro Yamagata devait enflammer les eaux de la Neva. Pour marquer la naissance de Saint-Pétersbourg, le musée de l'Ermitage sera gratuit pendant trois jours. II était ouvert au public la nuit dernière. Les visiteurs ont pu assisté à la projection du film du réalisateur pétersbourgeois Alexandre Sokourov, l'Arche russe, filmé en un plan unique dans le Palais d'Hiver. Une «Tour de la paix » offerte par la France était inaugurée dans l'après-midi en plein centre de la ville. Le projet est controversé et le ministre russe de la Culture, Mikhaïl Chvydkoï, critiquait lundi la construction de ce monument place Sennaïa, « un espace homogène protégé par l'UNESCO » et qui va maintenant perdre de « son intégrité ». [Ville « pont » De son côté, le président Poutine, lui-même originaire de Saint-Pétersbourg, a souligné le rôle de «pont» que pouvait jouer cette ville dans les relations entre la Russie et une Europe se voulant « indépendante, et un pôle de puissance à part entière dans le monde ». « Par leur mentalité, les Pétersbourgeois » sont «plus proches de l'Europe » que les habitants d'autres régions de l'immense Russie, a souligné le président, affirmant que Saint-Pétersbourg « faisait partie de la grande Europe ». Cette ville, dont la naissance officielle remonte au 27 mai 1703, a été construite sur des marécages à l'estuaire de la Neva, au fond du golfe de Finlande. Elle a été voulue dès l'origine par son fondateur Pierre le Grand comme une «fenêtre sur l'Europe », une expression du voyageur italien Algarotti. Aussi, Saint-Pétersbourg a «toujours absorbé des éléments de culture européenne et a toujours partagé généreusement ses propres richesses avec l'Europe », a souligné M. Poutine. Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus entre vendredi et dimanche à Saint-Pétersbourg pour fêter en grande pompe les 300 ans de la ville, alors que le programme des festivités, officiellement ouvert vendredi dernier, doit se poursuivre jusqu'à octobre. Selon M. Poutine, ces festivités ont permis « d'attirer l'attention » sur les problèmes d'une cité dont le « patrimoine culturel » est en état de délabrement et qu'elles ont permis de restaurer en partie.]

 

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EXAMENS d'entrée juin 2004

 

 

DESS Option Traduction et Adaptation Cinématographique

Thème

Spécialisation MéLexTra
option Traduction et Adaptation Cinématographique (TAC)
Examen d’entrée en deuxième année
16 juin 2004
Thème
durée 2 heures, aucun document autorisé


[N. B. La scène se passe en 1832]

La loge de Frédérick Lemaître au théâtre des Folies-Dramatiques


Dans ce bric-à-brac désordonné qui hésite entre la chambre de coquette et le magasin des accessoires, Frédérick s'approche de sa table à maquillage et découvre Précieuse en train de fouiller ses tiroirs.

FRÉDÉRICK. Qu'est-ce que tu fais ?
PRÉCIEUSE. Je... (Crânement.)... Je fouillais tes tiroirs, je lisais les lettres de femmes pour savoir si tu me trompes.
FRÉDÉRICK. Affirmatif. Tu es rassurée ?
PRÉCIEUSE. Oh!
FRÉDÉRICK. Regarde plutôt dans le coffret vert. L'argent est là.
Il l'ouvre et en sort des billets qu'il pose sur la table. Précieuse rougit.
PRÉCIEUSE. Je suis un peu à court en ce moment.
FRÉDÉRICK. Certainement pas à court d'idées. Prends.
PRÉCIEUSE (se servant). Frédérick, changeons vite de pièce, dans celle-ci je n'ai rien à jouer.
FRÉDÉRICK (sincère). Mais si, c'est un très beau rôle : je te parle tout le temps.
PRÉCIEUSE. Je te dis que c'est un rôle ingrat.
FRÉDÉRICK. Il faut dire que tu ne fais rien pour lui. Tu entres en scène comme dans une salle de bal, tu montres que tu as une jolie voix, une poitrine coquine, une taille bien prise... tu fais la belle mais tu ne joues pas.
A cet instant, on entend le régisseur frapper le sol du couloir avec un bâton.
LA VOIX D'ANTOINE LE RÉGISSEUR. Mademoiselle George! Mademoiselle George!
Mlle George entre dans la loge de Frédérick.
MLLE GEORGE. Dis-moi, Frédérick, as-tu songé à ce que je t'ai dit? As-tu relu Cléopâtre ? (Elle découvre la présence de Précieuse.) Bonsoir, Précieuse.
PRÉCIEUSE (pincée). Bonsoir, madame.
MLLE GEORGE (à Frédérick). Vingt ans ou la Vie d'un malheureux ne nous mènera plus bien loin. Il faudrait répéter autre chose.
FRÉDÉRICK. On m'a envoyé une pièce sur Charles II.
MLLE GEORGE. Mmm... Et Cléopâtre ?
PRÉCIEUSE. Avec vous ?
MLLE GEORGE. Evidemment.
PRÉCIEUSE. Le public a envie d'héroines... jeunes... et désirables.
MLLE GEORGE. Mon petit, ne soyez pas trop infatuée de votre jeunesse. C'est un bien transitoire, la jeunesse. Ça passera. Quoi que vous fassiez, ça passera. Au contraire, plus vous essaierez de la retenir, plus elle vous glissera entre les mains. (Elle la regarde avec aplomb.) Dans quelques années, vous serez pathétique, ma chère Précieuse, vous serez la vieille qui veut faire jeune. (A Frédérick.) Moi, je n'ai jamais eu peur de vieillir car je n'ai jamais été une jeune fille ; chez moi, la jeunesse était une erreur. (A Précieuse.) Par contre, j'avais l'essentiel : le talent.
PRÉCIEUSE. Vous verrez... lorsque je reprendrai vos rôles !
FRÉDÉRICK. Précieuse, je t'en prie!
MLLE GEORGE. Non, ne la critique pas. Cette enfant travaille avec ses petits moyens. Lorsqu'elle entre en scène, le public soupire : «Qu'elle est belle», certes, mais il ne le dit qu'une fois, et après dix minutes il l'a totalement oubliée. Tandis que moi, lorsque j'arrive sur les planches, on ne dit rien ; mais lorsque j'en sors, le public hurle : «Qu'elle est belle» ; et plus d'une fois ; et il s'en souvient longtemps.
PRÉCIEUSE. Vous étouffez de jalousie parce que j'ai les yeux violets.
MLLE GEORGE. Dommage que vous n'en ayez que deux! (Elle crie.) Régisseur!
Antoine apparaît immédiatement et se met à frapper le sol.
ANTOINE LE RÉGISSEUR. Mademoiselle George! Mademoiselle George!
PRÉCIEUSE. Vous n'êtes pas belle!
MLLE GEORGE (royale). Je suis belle quand je veux !
Elle sort, majestueusement, laissant Précieuse ivre de rage.

Frédérick ou le boulevard du crime, Eric-Emmanuel Schmitt, 1998

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The picture fades to black. When the action resumes, it is morning. A tight shot of Martin's face shows him to be asleep, his head resting on a pillow. Sunlight pours through the slatted shutters, and as we watch him open his eyes and struggle to wake up, the camera pulls back to reveal something that cannot be true, that defies the laws of common sense. Mrurtin has not spent the night alone. There is a woman in bed with him, and as the camera continues dollying back into the room, we see that she is asleep under the covers, curled up on her side and turned toward Martin-her left arm flung casually across his chest, her long dark hair spilling out over the adjacent pillow. As Martin gradually emerges from his torpor, he notices the bare arm lying across his chest, then realizes that the arm is attached to a body, and then sits. up straight in bed, looking like someone who's just been given an electric shock.

Jostled by these sudden movements, the young woman groans, buries her head in the pillow, and then opens her eyes. At first, she doesn't seem to notice that Martin is there, Still groggy, still fighting her way into consciousness, she rolls onto her back and yawns. As her arms stretch out, her right hand brushes against Martin's body. Nothing happens for a second or two, and then, very slowly, she sits up, looks into Martin's confused and horrified face, and shrieks. An instant later, she flings back the covers and bounds from the bed, rushing across the room in a frenzy of fear and embarrassment. She has nothing on. Not a stitch, not a shred, not even the hint of an obscuring shadow. Stunning in her nakedness, with her bare breasts and bare belly in full view of the camera, she charges toward the lens, snatches her bathrobe from the back of a chair, and hastily thrusts her arms into the sleeves.

It takes a while to clear up the misunderstanding. Martin, no less vexed and agitated than his mysterious bed partner, slides out of bed and puts on his pants, then asks her who she is and what she's doing there. The question seems to offend her. No, she says, who is he, and what is he doing there? Martin is incredulous. What are you talking about? he says. I'm Martin Frost-not that it's any of your businessand unless you tell me who you are right now, I'm'going to call the police. Inexplicably, his statement astonishes her. You're Martin Frost? she says. The real Martin Frost? That's what I just said, Martin says, growing more peevish by the second, do I have to say it again? It's just that I know you, the young woman replies. Not that I really know you, but I know who you are. You're Hector and Frieda's friend.

How is she connected to Hector and Frieda? Martin wants to know, and when she informs him that she's Frieda's niece, he asks her for the third time what her name is. Claire, she finally says. Claire what? She hesitates for a moment and then says, Claire . . . Claire Martin. Martin snorts with disgust. What is this, he says, some kind of joke? I can't help it, Claire says. That's my name.

And what are you doing here, Claire Martin?

Paul AUSTER..The Book of illusions (2002)

 

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MASTER “Langues, cultures et interculturalité”
Spécialisation MéLexTra
option Traduction et Adaptation cinématographique (TAC)
Examen d’entrée en deuxième année
16 juin 2004
Épreuve de connaissances générales en cinéma
QCM
Durée : 1h 30


Une seule réponse possible par question.
Entourez la lettre correspondant à votre choix.
Aucun document n’est autorisé.

1. Dans un plan américain le personnage est cadré
a. à mi-cuisse
b. en pied
c. à la taille

2. La Prisonnière du désert (1956) est la traduction d’un titre de film de John Ford. Il s’agit de
a. She Wore a Yellow Ribbon
b. The Searchers
c. Stagecoach

3. Dans A Bout de souffle de Jean-Luc Godard (1959), le protagoniste Michel Poiccard, interprété par Jean-Paul Belmondo, est fasciné par l’acteur
a. John Wayne
b. Humphrey Bogart
c. Robert Mitchum

4. Le procédé de cinéma en couleurs Technicolor a été utilisé pour la première fois commercialement en
a. 1929
b. 1941
c. 1935

5. Quel est le réalisateur du classique soviétique La Mère (1926) ?
a. Serguei Eisenstein
b. Vsevolod Poudovkine
c. Lev Koulechov

6. Lorsqu’un personnage est filmé en contreplongée la caméra se trouve
a. plus haut que lui
b. plus bas que lui
c. derrière lui

7. Lequel de ces trois films n’a pas été réalisé par Wong Kar-wai ?
a. Happy Together
b. Les Anges déchus
c. Shanghai Triad

8. La caméra nous montre une pièce vide. Par la fenêtre entr’ouverte on entend une chanson qui provient d’une radio du voisinage. Il s’agit
a. d’un son off
b. d’une musique d’écran
c. d’une musique de fosse


9. Dans quel film de Ken Loach des parents s’endettent-ils pour acheter une robe de communion à leur fille ?
a. Family Life (1971)
b. Looks and Smiles (1981)
c. Raining Stones (1993)

10. D. W. Griffith raconte quatre histoires, appartenant à quatre époques différentes, en utilisant un montage parallèle dans
a. Intolerance (1916)
b. The Birth of a Nation (1915)
c. Orphans of the Storm (1922)

11. L’Image-Mouvement et L’Image-Temps sont des ouvrages de théorie du cinéma dont l’auteur est
a. Gilles Deleuze
b. André Bazin
c. Serge Daney

12. On parle de “coupe franche” lorsque
a. deux plans sont montés cut
b. deux plans sont séparés par un plan de coupe
c. une partie de l’action a été omise

13. Robert Bresson est un
a. acteur
b. réalisateur
c. critique de cinéma

14. Quelle comédie musicale inclut une parodie de film noir et un pas de deux dans Central Park dansé par Fred Astaire et Cyd Charisse ?
a. The Band Wagon (Vincente Minnelli, 1953)
b. Brigadoon (Vincente Minnelli, 1954)
c. The Gay Divorcee (Mark Sandrich, 1934)

15. Les textes qui remplacent les dialogues dans les films muets sont des
a. plans de coupe
b. commentaires
c. intertitres

16. L’oeuvre néoréaliste Le Voleur de bicyclette (1948) est un film de
a. Vittorio De Sica
b. Michelangelo Antonioni
c. Roberto Rossellini

16bis. Michelangelo Antonioni et Woody Allen ont en commun
a. l’amour des décors urbains
b. le chef-opérateur Carlo di Palma
c. le chef-opérateur Michael Ballhaus

17. Le festival de Créteil est un un festival de
a. film fantastique
b. cinéma documentaire
c. cinéma féminin

18. Lequel de ces films hollywoodiens n’est pas un “film noir” ?
a. Double Indemnity (Billy Wilder, 1944)
b. Laura (Otto Preminger, 1944)
c. The Magnificent Ambersons (Orson Welles, 1942)


19. L’Occident découvrit véritablement le cinéma japonais au Festival de Cannes 1950 avec Rashomon, un film de
a. Kenji Mizoguchi
b. Akira Kurosawa
c. Yasujiro Ozu

20. Titicut Follies (1967) est un documentaire de Frederick Wiseman sur
a. l’architecture des jardins anglais du XVIIIe siècle
b. une prison psychiatrique du Massachusetts
c. l’entrepreneur des extravagants spectacles de Broadway Leonard Ziegfeld

21. Le chef-opérateur de Citizen Kane (Orson Welles, 1941) est
a. Stanley Cortez
b. Gregg Toland
c. Russell Metty

22. Un “storyboard” est
a. un découpage dessiné d’un film ou d’une scène
b. à l’origine, un carton distribué aux acteurs qui résume en images une scène à tourner
c. la version du scénario utilisée pour le tournage

23. Un “dolly shot” est
a. un mouvement de grue
b. un travelling
c. une plongée

24. La “grande syntagmatique” est un tableau des grandes unités de montage repérables dans la bande-image d’un film, élaboré sur le modèle de la linguistique structurale par
a. Roland Barthes
b. Jean-Luc Godard
c. Christian Metz

25. Singin’ in the Rain (Gene Kelly, Stanley Donen, 1952)
a. se déroule à l’époque de la transition du muet au parlant
b. conte l’aventure de trois marins à New York
c. utilise pour l’un de ses décors une célèbre boutique de parapluies

26. Le logo du studio R.K.O. est
a. une montagne
b. une statue de femme
c. un globe terrestre

27. Dans quel film de François Ozon Charlotte Rampling ne joue-t-elle pas ?
a. Sous le sable (2000)
b. Huit femmes (2002)
c. Swimming Pool (2003)

28. La fameuse réplique d’Arletty à Jean Gabin : “Atmosphère ? Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?” se trouve dans un film de Marcel Carné. Il s’agit de
a. Hôtel du Nord (1938)
b. Drôle de drame (1937)
c. Le Jour se lève (1939)

29. Un “regard-caméra” est
a. une figure interdite par le cinéma classique
b. un plan des yeux d’un acteur qui regarde quelqu’un/quelque chose
c. un terme qui fait référence à la présence d’une caméra subjective

30. Eisenstein fait alterner des images du massacre des ouvriers par les troupes du tsar avec celles d’animaux égorgés dans les abattoirs dans
a. Le Cuirassé Potemkine (1925)
b. La Grève (1924)
c. Octobre (1927)

31. Dans quel film réalisé dans les studios d’Ealing Alec Guinness incarne-t-il les huit victimes ?
a. Noblesse oblige (Robert Hamer, 1949)
b. Tueur de dames (Alexander Mackendrick, 1955)
c. L’Homme au complet blanc (Alexander Mackendrick, 1951)

32. Parmi ces trois noms, l’un n’est pas celui d’un réalisateur fer de lance du nouveau cinéma coréen. C’est
a. Hong Sang-so
b. Park Chan-woo
c. Choi Min-sik

33. Dans lequel de ces films d’Alfred Hitchcock James Stewart ne joue-t-il pas ?
a. Vertigo
b. Suspicion
c. Rear Window

34. Aux États-Unis il y a un festival de cinéma français à
a. Saratoga
b. Sundance
c. New York

35. Peter Weir n’a pas réalisé
a. A Stranger among Us
b. The Truman Show
c. Witness

36. La réalisatrice Jane Campion est
a. australienne
b. néo-zélandaise
c. sud-africaine

38. La Grande Illusion de Jean Renoir, dont l’action se déroule pendant la Première guerre mondiale, date de
a. 1937
b. 1938
c. 1939

39. Si vous souhaitez rencontrer Francis Coppola, promenez-vous à Saint-Germain-des-Prés, rue de Seine, et vous le verrez peut-être attablé à une terrasse, en train d’annoter un script. Le dernier film qu’il a réalisé est
a. Dracula
b. The Secret Garden
c. The Rainmaker


40. Citez deux films de Stephen Frears

Réponses :

1a

2b

3b

4c

5b

6b

7c

8b

9c

10a

11a

12a

13b

14a

15c

16a

16bisb

17c

18c

19b

20b

21b

22a

23a

24c

25a

26c

27b

28a

29a

30b

31a

32c

33b

34a

35a

36b

38a

39c

40 My Beautiful Laundrette, The Snapper, The Van, High Fidelity, Dirty Pretty Things, Mary Reilly, The Hi-Lo Country, Dracula, Dangerous Liaisons, Sammy & Rosie Get Laid, Prick up your Ears, etc.

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DESS Traduction juridique, économique et technique (JET)
examens d'entrée 2004

 

MASTER « Langues, cultures et interculturalité »
Spécialisation MéLexTra
option Traduction Juridique, Economique et Technique (JET)
Examen d’entrée en deuxième année
15 juin 2004
Thème
durée 2 heures, aucun document autorisé

La nouvelle Europe et ses défis

L’élargissement suscite des inquiétudes
Inédit par son ampleur, l’élargissement suscite autant de craintes qu’il pose de nouveaux défis. En premier lieu, le niveau de vie des nouveaux états-membres : il est plus faible qu’il ne l’était en Irlande, en Grèce ou au Portugal avant leur entrée dans l’Union Européenne. Le PIB moyen par habitant des pays de l’Europe centrale et orientale représente 40% de celui de l’Europe des 15. « Les écarts de richesse entre les régions les plus riches et les plus pauvres de l’Union Européenne se sont multipliés par deux avec le passage de l’Europe des 15 à celle des 25 », note Marjorie Jouen, chef du bureau « Union Européenne – Adhésions ».[…]
Une des priorités de l’Union Européenne est donc de réduire les disparités économiques entre nouveaux et anciens pays membres. Néanmoins, le coût de l’élargissement sera minime, car le montant des aides dont un état peut bénéficier est plafonné à 4% de son PIB. De 2004 à 2006, ce coût ne représentera, selon Günter Verheugen, que 3% des dépenses de l’Union.
Doit-on, par ailleurs, redouter une vague d’immigration des pays de l’Europe centrale et orientale après le 1er mai 2004 ? Certains états ont pris des mesures restrictives à l’encontre des travailleurs de l’Est, mettant à mal le principe de la « libre circulation des personnes » affirmé dans les traités. Pourtant, de l’avis des spécialistes, cette inquiétude semble infondée. L’élargissement a plutôt pour effet d’accroître la prospérité des nouveaux états-membres et, par conséquent, de permettre aux populations d’explorer les nouvelles possibilités offertes dans leur pays. Doit-on aussi craindre les délocalisations ? Là encore, Günter Verheugen se montre optimiste : les entreprises de l’Europe de l’Ouest investissent dans les nouveaux états-membres davantage pour y capter des marchés émergents que pour délocaliser leur production.
Surtout, la vague d’adhésions de 2004 donne naissance à un marché commun de 450 millions d’habitants, plus grand que celui des Etats-Unis. Par ailleurs, le potentiel économique des pays de l’Europe centrale et orientale et leur croissance supérieure à celle des 15 pourraient générer un impact positif pour l’ensemble des états-membres.

Valeurs Mutualistes, Mai 2004

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Version - Durée : 3 h. - Aucun document autorisé.
Option JET

But "Europe" is no longer a handful of exhausted nationstates clinging to the Atlantic shore, listening nervously for the sound of Soviet boots. These past two decades the European center of gravity has moved steadily east. As of May 1 the frontiers of the European Union now extend into the former Soviet Union, and the Atlantic has ceased to be the chief point of geographical reference. Europe today is bigger and richer than the United States. True, it lacks an effective defense force--but, then, since 1989 it has had no conventional enemies.

The United States, meanwhile, pursues an increasingly separate path. The American government's stance on everything from biological weapons, climate control and the International Criminal Court to the regulation of child labor or the protection of women's reproductive rights has alienated European allies while attracting an ill assortment of bedfellows from the nondemocratic world. Europe's failure to address the Balkan tragedy in its midst led American policyrnakers to rethink their mili-tary calculations; "unilateralism" was on the agenda well before the advent of Bush. Today, in the wake of the ill-judged American foray into Iraq and the unaccommodating rhetoric that preceded it, the gap separating the American world view from
that of most Europeans is larger than anyone can remember. But we should not be so surprised at these developments. Before World War II, America and Europe were not natural allies. Few in the 1930s spoke of "Western values," and "the West" was a purely geographical notion. To Americans and Europeans alike it did not seem odd, for example, that the United States entered World War II only in December 1941-and then only because Japan attacked it and Hitler imprudently joined in. In those days America and Europe were different worlds.

The two continents were separated by more than just an ocean. Within living memory America had been at war with various European states. It posed a serious economic threat even to its friends, notably Britain. The fact that Americans spoke English, or that their Constitution (like that of France) was rooted in the 18th-century Enlightenment, merely highlighted all the other differences. As for Americans, they typically regarded Europe as the prit (their own or someone else's) and understood themselves as moving away from the old Continent, not toward it. The contrast was sharply accentuated with the coming of the European welfare state, and only temporarily attenuated by the legislative programs of FDR's New Deal and Lyndon Johnson's Great Society.

In short, there was nothing inevitable about the transatlantic alliance. It came about because of the successive threats posed by fascism and the Soviet Union. Now, in the absence of these challenges, it is moribund and disintegrating. The alliance was the work of a generation of statesmen on both sides of the Atlantic whose shared anxieties (and common cultural backgrounds) trumped their countries' deeper differences. Today's policymakers share neither the common culture nor the common anxiety, and it is the differences that have moved once again to the fore. America looks anxiously at China; Europe worries about Turkey.


BY TONY JUDT

NEWSWEEK MAY 31, 2004