EXAMENS DU DESS JET

traduction juridique, économique et technique

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DESS de Traduction Juridique, Economique et Technique

THEME TECHNIQUE

Examen Terminal : Vendredi 24 mai 2002

Trois textes à traduire

 

De la naissance

à l'adolescence

Un bon brossage deux fois par jour et des visites régulières chez le dentiste a partir de 2 ans... donnez de bonnes habitudes à vos enfants dès le plus jeune âge pour qu'ils conservent longtemps de belles quenottes et un beau sourire.

Les résultats de l'enquête menée par l'Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) en 1998 sont encourageants: à 12 ans, 64 % des enfants ont un bon état dentaire. Mais des progrès restent à faire : 19 % seulement n'ont aucune dent cariée traitée et 35 % ont au moins une dent cariée non soignée.

- Dès la première incisive

À partir de 6 mois et jusqu'à l'entrée en maternelle, habituez vos enfants à se laver les dents. "Dès que les dents de lait apparaissent, elles sont en contact avec des aliments, il faut donc les nettoyer", explique Catherine Artaud'. "Ne laissez pas passer plusieurs années avant de brosser les dents de vos enfants. On n'attend pas qu'un bébé marche pour lui laver les pieds! À quelques mois, ils se laissent faire, si vous instaurez le brossage à 2 ans, cela risque d'être beaucoup plus difficile." Pour éliminer les petits débris alimentaires et la plaque dentaire, il suffit de frotter légèrement les dents avec une compresse humide. Répétez le geste deux fois par jour: après le petit déjeuner et juste avant le coucher.

- Une brosse à dents par personne

Dès 8 mois, les parents peuvent utiliser une brosse à dents (à changer régulièrement) à petite tête et à poils souples.

"Dès que l'enfant veut se servir lui-même d'une brosse, laissez-le faire", conseille Catherine Artaud. "Mais jusqu'à cinq ans, faites un nettoyage complémentaire avec des mouvements circulaires. Vous ne laissez pas votre enfant se laver seul, pour les dents c'est la même chose! Apprenez-lui très tôt qu'une brosse à dents est personnelle et ne se prête pas. Ne soyez pas trop exigeant sur la qualité de son brossage. Le fait qu'il se brosse lui-même les dents et qu'il s'habitue à ce rituel quotidien est déjà une bonne chose. La durée du brossage est importante; personnellement, je propose à mes petits patients de se brosser le temps d'une chanson (soit environ 2 minutes). C'est plus ludique que le sablier!"

 

Examen dentaire gratuit de 15 à 18 ans

Depuis 1997, les caisses d'assurance maladie proposent aux adolescents entre 15 et 18 ans un bilan buccodentaire gratuit. Les jeunes sont informés par courrier. Pour en bénéficier, ils doivent se rendre dans les trois mois chez le dentiste de leur choix. L'examen et les éventuels soins (plombage, détartrage...) sont pris en charge à 100 %. Chaque adolescent peut ainsi être suivi pendant quatre ans. Profitez-en, mieux vaut prévenir que guérir.

"Bien-être et Santé", Mars 2002.

 

(2) Les nouveaux captifs de l'automobile

Jean-Loup Madre

INRETS (Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité)

L'arrivée à l'âge de la retraite de générations habituées à l'automobile est en train de modifier profondément les comportements de mobilité des personnes âgées ; celles-ce rouleront certes moins que pendant leur vie active (disparition de déplacements liés au travail) mais elles hésiteront beaucoup à se séparer de leur véhicule. De clientèle traditionnellement captive des transports en commun, elles deviennent captives de l'automobile, surtout quand elles se sont installées en périphérie.

Toujours plus de personnes âgées au volant

La part des distances parcourues comme passager d'une voiture plafonne un peu au-dessus de 10 % pour l'ensemble des Franciliens. Partant d'une valeur comparable au début des années 80, elle devrait atteindre 17 % vers 2010 chez les 65-74 ans et 23 % chez les 75 ans ou plus".

Quant à la part des distances parcourues au volant, elle suit les évolutions de motorisation : progression lente pour l'ensemble des Franciliens (plus sensible seulement en grande couronne), nettement plus rapide chez les personnes âgées, quelle que soit leur zone de résidence. Il en résulte que la distance journalière parcourue au volant d'une voiture devrait tripler entre 1980 et 2010 pour les personnes de 65 à 74 ans et quadrupler au-delà, alors qu'elle devrait seulement augmenter de moitié pour l'ensemble de la population.

L'arrivée de l'âge de la retraite et des handicaps limitera progressivement la capacité à conduire ; la situation risque de devenir plus difficile lorsque les personnes âgées habitent en zone peu dense. Le développement des réseaux d'autobus pourrait les inciter à ne pas délaisser les transports collectifs, qui contribuera, l'âge avançant, à maintenir leur autonomie. De plus, l'afflux de conducteurs âgés risque de poser des probèmes de sécurité routière.

 

 

(3) NOS POUBELLES : UN DANGER POUR L'ENVIRONNEMENT

Nos poubelles sont-elles devenues des bombes à retardement pour l'environnement ? Certaines Cassandres n'hésitent pas à l'affirmer haut et fort depuis deux bonnes décennies. Sans tomber dans l'alarmisme, les chiffres donnent, il est vrai, matière à réflexion. La France produit, chaque année, 600 millions de tonnes de déchets, toutes natures confondues, dont 29 millions de déchets ménagers. Autant dire que chaque Français représente un joli capital de 358 kg annuels. Cette masse est, comme il se doit, en constante augmentation d'une année à l'autre. Mention particulière pour les papiers, cartons et matières plastiques qui croissent au rythme des emballages et autres conditionnements, toujours plus importants.

Les traitements de ces déchets - décharges (70 %), recyclage et compostage (30 %) - ne vont pas sans poser problème. Que dire alors de ceux qui s'appliquent aux plus polluants d'entre eux ? La solution, comme pour le verre, propre et recyclable, réside sans doute dans le tri sélectif. Bientôt, une collecte séparée des piles usagées et des aérosols, particulièrement nocifs pour l'environnement, sera proposée aux consommateurs.

 

 

FMP Mutualité - MARS AVRIL 2002

 

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EXAMEN D'ENTRÉE DU 13 JUIN 2001

DESS TRADUCTION JURIDIQUE, ECONOMIQUE ET TECHNIQUE

thème 2 heures

aucun document autorisé

Une ville unique...

malgré tout

 

 

Le témoignage de Marion Valentin. 29 ans, monteuse. " Je me suis installée à Londres voici trois ans. Depuis deux ans déjà, je naviguais entre Paris et la City pour raisons professionnelles. Je suis monteuse et, dans le domaine des clips et de la publicité, Londres est la capitale européenne. J'ai été attirée par les salaires plus élevés qu'en France, et surtout par la diversité et l'intérêt du travail proposé. Les agences de pub et les maisons de disques se montrent plus audacieuses dans leurs choix artistiques et font appel à des réalisateurs du monde entier. Et puis j'ai rencontré mon compagnon, un Anglais, ce qui m'a donné une raison de plus de vouloir m'installer ici. Aujourd'hui, j'attends notre premier enfant. Et les questions commencent à se poser. Si nos salaires sont plus élevés, en revanche, l'infrastructure sociale laisse à désirer. Depuis le début de ma grossesse, mes contacts avec le système de santé m'inquiètent. Le NHS (National Health Service) est gratuit, certes, mais très vétuste. Par ailleurs, le coût très élevé de la vie, et notamment des loyers, m'a contrainte à m'éloigner du centre. Je vis à Highgate, au nord de la capitale. J'aime beaucoup le quartier, très agréable avec ses petites maisons et tous ses jardins, mais les distances à parcourir chaque jour limitent mes sorties et ma vie sociale. À Paris, je sortais davantage, comme dans un village. En France, on peut se fier aux transports en commun, mais ici ils sont hors de prix pour une fiabilité très réduite. Je supporte pourtant tous ces désagréments car Londres reste une ville unique. Désordonnée, d'une énergie incroyable et d'une diversité enivrante. Ses habitants viennent des quatre coins d'Europe et du monde. Cela enrichit la vie de tisser des liens avec toutes ces communautés si différentes. En revanche, je n'ai que peu d'amis anglais, hormis ceux de mon compagnon. Ils sont sans doute plus difficiles d'accès que tous les expatriés, contraints de s'ouvrir au monde après avoir quitté le leur. Je me reconnais bien dans cette citoyenneté universelle. Je pense cependant rentrer un jour en France. Je fais mes armes dans la publicité et le vidéoclip, mais c'est le cinéma qui m'intéresse réellement. Or, en matière de cinéma, la France offre des possibilités plus riches que la Grande-Bretagne. " ? A.C.P.

 

31 mai 2001 / n° 2909 La vie*51

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EXAMEN D'ENTREE AU DESS JET - JUIN 2001

Version - Durée: 3 h. - Aucun document autorisé.

 

Time to Do Everything

Except Think

By David Brooks

 

SOMEWHERE UP IN THE canopy of society, way above where normal folks live, there will soon be people who live in a state of perfect wirelessness. [...]

Wireless Woman will do a full day's work on the beach in her bikini: her personal digital assistant comes with a thong clip so she can wear it on her way to the pina colada stand. Her phones beep, her pagers flash red lights; when they go off, she looks like a video arcade. Wireless Man will be able to put on his performance underwear, hop in his SUV and power himself up to the top of a Colorado mountain peak. He'll be up there with his MP3 device and his carabiners enjoying the view while conference-calling the sales force, and playing MegaDeath with gainers in Tokyo and Sydney. He'll be smart enough to have enough teeny-tiny lithium batteries on hand to last weeks, and if he swallows them they'd cure depression for life. He's waiting for them to develop a laptop filled with helium that would actually weigh less than nothing, and if it could blow up into an inflatable sex doll he'd never have to come down.

So there he sits in total freedom on that Rocky Mountain peak. The sky is blue. The air is crisp. Then the phone rings. His assistant wants to know if he wants to switch the company's overnight carrier. He turns off his phone so he can enjoy a little spiritual bliss. But first, there's his laptop. Maybe somebody sent him an important e-mail. He wrestles with his conscience. His conscience loses. It's so easy to check, after all ...

Never being out of touch means never being able to get away. But Wireless Man's problem will be worse than that. His brain will have adapted to the tempo of wireless life. Every 15 seconds there is some new thing to respond to. Soon he has this little rhythm machine in his brain. He does everything fast. He answers e-mails fast and sloppily. He's bought the fastest machines, and now the idea of waiting for something to download is a personal insult. His brain is operating at peak RPMs.

He sits amid nature's grandeur and says, "It's beautiful. But it's not moving. I wonder if I got any new voice mails." He's addicted to the perpetual flux of the information networks. He craves his next data fix. He's a speed freak, an info junkie. He wants to slow down, but can't.

Today's business people live in an overcommunicated world. There are too many Web sites, too many reports, too many bits of information bidding. for their attention. The successful ones are forced to become deft machete wielders in this jungle of commu nication. They ruthlessly cut away at all, the extraneous data that are encroaching upon them. They speed through their tanks so they can cover as much ground as possible, answering dozens of e-mails at a sitting and scrolling part dozens more. After all, the main scarcity in their life is not money; it's time. They guard every precious second, the way a desert wan derer guards his water.

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Examen d’entrée du 13 juin 2000

DESS traduction juridique, économique et technique

Thème 2 heures

Aucun document autorisé

 

 L’Elysée et Matignon jouent la prudence

Prudence et circonspection : tels sont les maîtres mots des dirigeants français à un moment où le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, commence à sonder les pays, dont le nôtre, ayant déjà depuis 1978 des soldats dans la FINUL, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban.

Il s’agit en effet de faire passer progressivement le nombre de ces casques bleus de 4500 actuellement à 5600 puis à 7900 afin d’aider le gouvernement de Beyrouth à rétablir son autorité dans la " bande de sécurité " que les Israéliens viennent de quitter après 22 ans d’occupation.

Si Paris, ainsi que l’a répété Lionel Jospin dans l’hémicycle du Palais-Bourbon, est " prêt à assumer ses responsabilités " dans la région, l’Elysée et Matignon n’en paraissent pas moins décidés de concert à poser de strictes conditions à tout accroissement du contingent français dans le sud du pays du Cèdre.

Il faudra notamment que l’ONU ait obtenu auparavant " un engagement concert et les garanties de sécurité indispensables " de l’ensemble des parties concernées, à savoir Israël, la Syrie et le Liban. Partagée entre son souci d’aider les autorités libanaises et la crainte de se retrouver enlisée dans un nouveau bourbier, la France exige, " de tous les membres du Conseil de sécurité ", qu’ils donnent leur " plein soutien à toutes les démarches visant à renforcer et à redéployer la FINUL ".

Dans ce contexte, Paris a été rassuré, au cours des dernières quarante-huit heures, par la volonté affichée de Washington " d’œuvrer très étroitement avec les Nations Unies pour aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité ", selon les termes employés par Joe Lockart, le porte-parole de la Maison Blanche. […]

Cependant, même si l’armée libanaise reçoit le feu vert de la Syrie pour se substituer au Hezbollah sur l’ensemble des positions où celui-ci s’est installé après le départ des Israéliens, cette prise de contrôle risque de ne se faire que très lentement. C’est bien pourquoi la France entend rappeler avec la plus grande fermeté que le rôle de la FINUL n’est pas de mettre les mouvements islamistes au pas ou de servir durablement de force d’interposition entre ces derniers et les soldats libanais.

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