EXAMENS d'entrée aux DESS
JUIN 2003

I- 3 épreuves DESS TAC

II- 2 épreuves DESS JET

 

EXAMEN D’ENTREE AU DESS TAC – JUIN 2003
Version – Durée : 3 h. – Aucun document autorisé.

You don't do some guy, even some old guy, them motherfuckers are all NRA nuts, homie; you might think you get some old white dude can't do shit and he dusc you up ' VJ is telling Reebok this while they stand in the bus shelter watch people coming and going in the mall parking lot, late afternoon California spring breeze is blowing trash by, couple of wax cups from Taco Bell.
'He got an AK in his walker?' Reebok jokes. He's out of high school now, still the class joker VJ thinks.
'You laughin', some of chose old dudes are strapped big. Some senile motherfucker shot Harold's dog, all the dog do is run up on his porch. They got those Mi6's, that shit pops off, you cancelled.'
'So you think ... it should be girls?' Reebok ponders, scratching his tag into the clear plastic wall of the kiosk with a house key. Key to his grandma's house. His mama left town with that white dude.
'Girls maybe armed, too. Most ofem at least got chat pepper spray, but you smart, you don't give'm a chance to use it you take it away, put it in their eyes.' VJ nods to himself.
'Can't make her use the fuckin' ATM, she got pepper in her eyes.
'I hear that. I hear that. We just jack the bitch from behind is
all, take her pepper away. Maybe later on, we clock her too.'
'When we do it?' Reebok asks.
'Fuck it. What about that one?'
She knows chat Avery loves her. There's no doubt about it. If he says, Barbara, don't call back . . . thai means: Barbara, call back again; Barbara, don't give up. It was there in the catch in his voice. It was heartbreaking, really, how Avery suffered. He can't say what he means, not with his witch wife, that witch bitch, not with Velma looking over his shoulder. Busting his balls, excuse my French. Nor letting his manhood emerge.
Coming out of the mall, Barbara's got the gift for Avery in her straw bag, the Italian peasant's bag she'd bought at the Cost Plus import place, and she's thinking maybe she should have charged the watch, because this was risky, she'd never stolen anything before, almost never, anyway nothing this expensive, and they could be following her out of the mall, waning till she crossed some legal boundary, and it's not like they'd understand. Love paid for it, she could say to them, but they wouldn't understand anymore than Velma did. Velma was the one who had pushed Avery in ro firing her.
Barbara unlocks her car, her hands fumbling. Then she goes all cold in the legs when a man speaks to her, in that sharp tone and she's sure it's a store cop. She turns, sees it's a black guy, very young, not bad-looking. Wants some money probably. He's going to tell her his car ran out of gas and he just needs gas money or one or those stories.
'I don't have any change with me,' she says. ' I don't really believe in giving money to people, it just keeps them on the streets.
'The ho isn't listening,' says the taller of the two. How old are they ? Maybe twenty, maybe.
'Lookit here,' the other one says, the one with the blue ski jacket, and he opens the jacket and shows his hand on the butt of a gun stuck in the waistband of his jeans. 'I said: Get in the car and don't scream, or I shoot you in the spine right here.'
In the spine, he says. I shoot you in the spine.

John SHIRLEY. ‘Barbara’ (1995)
In ‘Dark Love’ (Nancy A. Collins, Edward E. Kramer & Martin Greensberg eds.)


DESS TAC examen d'entrée 2003 - Version.

Dans le texte proposé cette année, le début d'une nouvelle d'un auteur américain, de 1995, deux voix/voies d'abord parallèles se croisent (le résultat est d'ailleurs inattendu, mais c'est la suite de l'histoire...) : la/les voix de deux jeunes noirs en passe de basculer dans la délinquance et celle d'une jeune femme en proie à une peine de cœur. Un dialogue très marqué du point de vue sociologique et un monologue intérieur censé représenter la véhémence du débat intérieur de Barbara et ses tourments.
II convenait de ne pas mêler ces deux voix et de ne pas prêter à l'une le vocabulaire ou la syntaxe des autres, et réciproquement. La mise en français, que l'on attendait naturellement fidèle au texte de départ et complète, se devait de produire un texte authentique et idiomatique, avec des répliques que l'on pourrait < mettre en bouche > des personnages sans risque de décalage ou de rupture stylistique absurdes, avec, donc, un souci constant de passage des registres mis en jeu.
Le respect des niveaux de langue impliquait des transferts, des compensations, des étoffements divers et, même si la syntaxe du dialogue est < torturée > en anglais, celle du français ne peut l'épouser tout à fait, en particulier en ce qui concerne les diverses ellipses de sujet, d'auxiliaire, de verbe ou de marque de temps. Le français a alors recours à des formes contractées, des liaisons fautives, des antépositions ou redoublements de sujet ou de complément, etc. On retrouve dans le monologue le problème des temps : il convenait de respecter l'emploi particulier du présent dans ce passage et donc les repérages par rapport à lui du present perfect, du futur et du conditionnel - de même les différentes modalisations devaient être scrupuleusement notées et passées.
On s'étonne par ailleurs à la lecture des copies de la méconnaissance d'éléments de lexiculture américaine (NRA, Taco Bell, wax cups, porch, mall), du lexique argotique (courant dans les dialogues de cinéma : homie, dude, tag (!), ho, et même bitch, souvent surtraduit), d'items lexicaux élémentaires (ATM, spine, bad-looking). On est effaré des contresens syntaxiques et lexicaux, sur, par exemple, blue ski jacket (et non sky-blue jacket...), de l'ignorance d'idiomes tels que 'it's not as if they would...', 'excuse my French' ou de l'absence de repérage de that/those, employés plusieurs fois de façon très particulière et... très courante (qui exige traduction, autrement qu'en calque !).
Enfin, on souligne que l'orthographe du français doit être irréprochable (y compris en ce qui concerne, naturellement, les accents, puisqu'il en existe encore en français, et les conjugaisons) - d'où un décompte séparé des fautes d'orthographe.

On rappellera simplement en conclusion, comme l'année dernière, qu'un traducteur doit avoir à cœur de traduire le texte, tout le texte et rien que le texte, sans négliger la qualité du français de sa traduction.

Les notes attribuées cette année vont de 00 à 13 sur 20.

EXAMEN D'ENTRÉE DU 12 JUIN 2003
DESS TRADUCTION ET ADAPTATION CINÉMATOGRAPHIQUE
thème 2 heures
aucun document autorisé

L'ÉCOLE DES DUPES

DÉCOR
Un petit salon

COLETTE. - Ah ! c'est atroce.
LUCIE. - Que se passe-t-il ?
COLETTE. - Tu n'imagines pas ce qu'on peut souffrir !
LUCIE. - Tu as une rage de dents ?
COLETTE. - Ah ! Il s'agit bien d'une rage de dents!
LUCIE. - Je voyais ton mouchoir serré contre la joue...
COLETTE. - Je le serre où je peux ! Tu ne sais pas ce que c'est de souffrir comme ça ! On pleure, on sèche ses yeux et on mord son mouchoir pour ne pas crier ! On devient folle ! c'est bien simple ! on devient folle ! On ne peut plus penser, on ne peut plus avaler...
LUCIE. - Mon Dieu ! mais dis-moi ! Parle !
COLETTE. - Parler ! On ne peut pas parler non plus ! Si tu t'imagines qu'on peut articuler un mot ! On a la gorge contractée, la bouche sèche, on a les yeux hors de la tête et la tête complètement à l'envers : comment veux-tu qu'on parle
LUCIE. - Essaie quand même
COLETTE. - Ça ne sort pas.
LUCIE. - Veux-tu que je t'aide ?
COLETTE. - Comment dis-tu ?
LUCIE. - Je dis : veux-tu que je t'aide ,?
COLETTE. - A quoi faire ?
LUCIE. - Eh bien... à parler !
COLETTE. - Ah !... Oh ! Tu n'arriveras à rien ! Ne te fatigue pas. Autant vaut que je te dise tout immédiatement : Philippe me trompe, ma chérie
LUCIE. - Ah ! tu vois ! Te voilà soulagée !
COLETTE. - Oui ! Ça fait du bien ! Mais tu as entendu ce que je t'ai dit ?
LUCIE. - Je ne veux pas le croire
COLETTE. - Moi non plus !
LUCIE. - Alors ne le crois pas !
COLETTE. - Comment faire ?
LUCIE. - Tu en es sûre ?
COLETTE. - Non.
LUCIE. - Alors ce n'est pas vrai
COLETTE. - Mais oui c'est vrai !
LUCIE. - Qu'en sais-tu ?
COLETTE. - J'ai son carnet de poche.
LUCIE. - Ce n'est peut-être pas le sien
COLETTE. - Comment ! pas le sien !
LUCIE. - Enfin je ne sais pas..., je cherche à te faire plaisir.
COLETTE. - Ne cherche pas. Ce qui est fait est fait !
LUCIE. - Mais tu n'en es pas sûre ?
COLETTE. - Comment veux-tu que je n'en sois pas sûre ?
LUCIE. - C'est toi qui me l'as dit !
COLETTE. - Parce que je suis folle ! Mais je viens de feuilleter son agenda, je te répète. Il l'avait oublié dans une poche.
LUCIE. - Pourquoi l'as-tu ouvert, aussi ? Ouvrir un agenda ! C'est vraiment se mettre dans la gueule du loup, écoute !
COLETTE. - Mais jamais je ne me serais attendue à ça !
LUCIE. - Avoue que tu l'as cherché
COLETTE. - Je n'ai rien cherché du tout !
LUCIE. - Tu as ouvert son agenda ! C'était imprudent.
COLETTE. - Je l'ai ouvert.:. par curiosité, quoi !
LUCIE. - Tu serais bien tranquille si tu n'avais pas eu cette curiosité là, tu vois !
COLETTE. - Tranquille ! je serais trompée, je ne serais pas tranquille ! J'aime cent fois mieux tout savoir ! Et je n'ai pas fini de fouiller ses- poches maintenant, je te le jure et de feuilleter ses autres agendas !
LUCIE. - Il en a plusieurs
COLETTE. - Ben... depuis quatre ans, il en a eu quatre ! Je lui en ai offert un moi-même chaque année ! Si j'avais su qu'il s'en servait pour ça !
LUCIE. - Pour quoi ?
COLETTE. - Pour noter ses rendez-vous, parbleu! Quand je pense que jamais, jamais, je n'ai feuilleté un seul de ses agendas ! Il m'a trompée peut-être depuis le début ! Et moi je vivais ! Bien tranquille ! Complètement aveugle
LUCIE. - Tu vois !

 


DESS TAC
Examen d'entrée 12 juin 2003

Épreuve de connaissances générales en cinéma (QCM)

Durée: 1h 30

avec corrigé à la suite du questionnaire

Une seule réponse possible par question. Entourez la lettre correspondant à votre choix. Aucun document n'est autorisé.


1. Un personnage ou un objet est en amorce quand il a. apparaît dans le premier plan d'un film b. est filmé en gros plan au début d'une séquence c. est placé au premier plan au bord du champ

2. Le cinéaste Samuel Fuller joue son propre rôle et donne une définition du cinéma dans
a. Le mépris (Jean-Luc Godard, 1963)
b. Pierrot le fou (Jean-Luc Godard, 1965)
c. La nuit américaine (François Truffaut, 1973)

3. La musique de Ludwig van Beethoven joue un rôle important dans un film de Stanley Kubrick. Il s'agit de
a. 2001: A Space Odyssey (1968)
b. A Clockwork Orange (1971)
c. Barry Lyndon (1975)

4. Le chef de file du cinéma taïwanais contemporain est
a. Chen Kaige
b. Hou Hsiao-Hsien
c. Wong Kar-Wai

5. Quand la ville dort est la traduction française de
a. While the City Sleeps (Fritz Lang, 1956)
b. The Asphalt Jungle (John Huston, 1950)
c. Night and the City (Jules Dassin, 1950)

6. Martin Scorsese a collaboré avec le même chef opérateur pour After Hours (1985), The Color of Money (1986), The Last Temptation of Christ (1988), GoodFellas (1990), The Age oflnnocence (1993) et Gangs ofNew York (2002). C'est
a. Freddie Francis
b. Michael Ballhaus
c. Carlo di Palma

7. Un panoramique horizontal est
a. un déplacement latéral de la caméra dans l'espace
b. un déplacement de la caméra qui peut être latéral, vers l'avant ou vers l'arrière
c. une rotation de la caméra sur son axe, de gauche à droite ou de droite à gauche

8. Le cinéaste russe Alexandre Sokourov a présenté Père et fils en compétition au Festival de Cannes 2003. Il est aussi le réalisateur de
a. Père et fille
b. Mère et fils
c. La Mère
9. Une musique d'écran
a. s'oppose à une musique de fosse
b. est une musique dont la source apparaît à l'écran
c. est une musique composée pour un film

10. Qu'est-ce que le cinéma ? est un recueil d'essais sur le cinéma dont l'auteur est
a. Jean Mitry
b. Gilles Deleuze
c. André Bazin

11. Irène Jacob est l'interprète principale de Trois couleurs : rouge (1994) de Krzysztof Kieslowski. Elle a également joué dans un autre film du même réalisateur. Lequel ?
a. Brève histoire d'amour (1988)
b. La double vie de Véronique (1991)
c. Trois couleurs : bleu (1993)

12. Le premier long métrage dans lequel un acteur parle et chante, The Jazz Singer (Alan Crosland, 1927), a été produit par la compagnie
a. Warner
b. United Artists
c. Paramount

13. L'école de cinéma, située près de Londres, qui est l'équivalent anglais de la FEMIS est la
a. NFTS
b. NTFS
c. NTSC

14. Laquelle de ces comédies musicales hollywoodiennes n'a-t-elle pas pour décor New York ?
a. On the Town (Gene Kelly, Stanley Donen, 1949)
b. Singin' in the Rain (Gene Kelly, Stanley Donen, 1952)
c. The Band Wagon (Vincente Minnelli, 1953)

15. Dans un plan moyen, un personnage est cadré
a. en pied
b. à mi-cuisse
c. aux épaules

16. Nanook of the North (Nanouk l'Esquimau, 1921) est le film qui a "inventé" le genre documentaire.
Il a été réalisé par
a. Paul Strand
b. Frederick Wiseman
c. Robert Flaherty

17. Quel est le support des films projetés couramment en salles de nos jours ?
a. pellicule film 16 mm
b. b. pellicule film 35 mm
c. c. disque DVD

18. Le tournage de jour d'une scène censée se dérouler la nuit est appelé
a. nuit américaine
b. clair-obscur
c. contrejour

19. "Frankly my dear, I don't give a damn" est une réplique célèbre prononcée par Clark Gable dans
a. It Happened One Night (Frank Capra, 1934)
b. The Misfits (John Huston, 1961)
c. Gone with the Wind (Victor Feming, 1939)

20. Le dernier film de Lars von Trier est Dogville (2003). Son premier long métrage, réalisé en 1984, est
a. Epidemic
b. Element of Crime
c. Europa

21. Gus Van Sant vient d'obtenir la Palme d'or à Cannes pour son dixième film Elephant. Avant d'être réalisateur
a. il enseignait le cinéma à Idaho State University
b. il était barman à Portland
c. il travaillait dans la publicité à New York

22. Un grand angle est
a. un objectif à courte focale qui permet de visualiser un champ très large
b. un objectif à longue focale qui permet de visualiser un champ très large
c. une forte plongée qui permet de visualiser un champ très large

23. Le cinéaste américain d'origine allemande Robert Siodmak, l'un des maîtres du "film noir", a réalisé
a. Naked City
b. Cry of the City
c. City Streets

24. Wittgenstein (1993) est un film inspiré par la vie du philosophe du même nom. Son réalisateur est
a. le cinéaste britannique indépendant Derek Jarman
b. le philosophe Bernard-Henri Lévy
c. la cinéaste allemande Margarethe von Trotta

25. Dans lequel de ces films mis en scène par Orson Welles le réalisateur n'apparaît-il pas à l'écran ?
a. The Lady from Shanghai
b. The Magnificent Ambersons
c. Touch of Evil

26. Dans le prologue de Citizen Kane (Orson Welles, 1941), la caméra pénètre par infraction dans Xanadu, au mépris d'un panneau qui dit
a. WAY OUT
b. EXIT
c. NO TRESPASSING

27. Le film qui inaugure le néoréalisme, mouvement né en Italie au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, est
a. Le voleur de bicyclette (Vittorio De Sica)
b. Rome, ville ouverte (Roberto Rossellini)
c. Le désert rouge (Michelangelo Antonioni)

28. Dans un plan tourné en caméra subjective le spectateur voit
a. ce que voit le personnage, en même temps que lui
b. un personnage qui regarde un autre personnage
c. un personnage qui regarde la caméra bien en face

29. Le Sundance Film Festival est un festival américain de
a. cinéma indépendant
b. courts métrages
c. cinéma français

30. Dans quelle revue de cinéma les futurs réalisateurs de la Nouvelle Vague française écrivaient-ils ?
a. Positif
b. Les Cahiers du cinéma
c. La Revue du cinéma

31. L'Homme à la caméra (1929), film-manisfeste du cinéma soviétique des années 20, a eté réalisé par
a. Lev Koulechov
b. Dziga Vertov
c. Vsevolov Poudovkine

32. Une célèbre séquence du Cuirassé Potemkine (1925) de Serguei Eisenstein
a. fait remonter sur le trône la statue du tsar Alexandre III
b. est un montage alterné entre trois plans identiques de l'acteur Mosjoukine et un bol de soupe fumante, une femme nue, un enfant mort
c. montre le massacre d'une foule par des cosaques sur l'escalier d'Odessa

33. La vie de Oharu, femme galante (1952), est un film de
a. Akira Kurosawa
b. Yasuj iro Ozu
c. Kenji Mizoguchi

34. Lequel des trois films allemands suivants n'appartient pas au cinéma "expressionniste" ?
a. Nosferatu le vampire (Friedrich Murnau)
b. Le Cabinet du Dr Caligari (Robert Wiene)
c. La Rue sans joie (Georg Wilhelm Pabst)

35. Quel est le film d'Alfred Hitchcock où Cary Grant monte un escalier avec un verre de lait dans lequel le réalisateur avait fait mettre une lumière ?
a. Vertigo
b. Suspicion
c. Notorious

36. Lorsqu'un personnage est filmé en plongée, la caméra se trouve
a. plus haut que lui
b. plus bas que lui
c. derrière lui

37. Un son off
a. a son origine dans le hors champ contigu à l'espace du champ
b. a son origine dans un hors champ non-contigu à l'espace du champ
c. est un son que l'on a coupé

38. Ingmar Bergman, Andreï Tarkovski et Woody Allen ont en commun
a. une éducation religieuse très stricte
b. le chef opérateur Sven Nykvist
c. le thème du conflit au sein du couple

39. Quai des brumes de Marcel Carné, avec Jean Gabin et Michèle Morgan, date de
a. 1930
b. 1935
c. 1938

40. Donnez le nom de deux acteurs-cinéastes qui ont interprété et réalisé une (des) adaptation(s) de Shakespeare à l'écran.

 

Corrigé :

1 - c
6 - b
11 - b
16 - c
21 - c
26 - c
31 - b
36 - a
2 - b
7 - c
12 - a
17 - b
22 - a
27 - b
32 - c
37 - b
3 - b
8 - b
13 - a
18 - a
23 - b
28 - a
33 - c
38 - b
4 - b
9 - a
14 - b
19 - c
23 - a
29 - a
34 - c
39 - c
5 - b
10 - c
15 - a
20 - b
25 - b
30 - b
35 - b

40 - Orson Welles, Lawrence Olivier, Roman Polanski, Al Pacino, Kenneth Branagh...

 


EXAMEN D'ENTRÉE AU DESS JET - JUIN 2003
Version - Durée: 3 h. - Aucun document autorisé.

THE MEDIA'S 'BALANCING' ACT

There's a big difference between the right to do something-and the right thing to do.

By JONATHAN ALTER

THE ONCE LEGENDARY Sen. Hiram Johnson was the first to say it, back in 1917. But the idea is as old as human conflict: in war, truth is "the first casualty". From the phony reports on Sept. 11("The State Department's been hit by a car bomb!") to rumors du jour on the Internet, these extra casualties are mounting. The challenge for the media in the months ahead is to stay focused on ferreting out the truth, while respecting those few situations where secrecy is truly necessary.
One story that smelled a little strange from the outset was that Air Force One had been the target of a "credible threat" on Sept. 11. How were the terrorists going to hit a speeding plane with another speeding plane? Star Wars technology? It didn't fit their MO, though it certainly proved handy for White House efforts to rebut criticism that President Bush didn't return quickly enough to Washington.
Now we learn, courtesy of CBS News and the Associated Press, that there was no such credible threat, just a "miscommunication." Of course everything is clearer with 20/20 hindsight. White House Press Secretary Ari Fleischer is right that there were, in fact, wild reports that day of several other coordinated attacks and hijackings, lending credence to almost any rumor or crackpot call. That makes the White House's account-that President Bush was told on the phone by Vice President Cheney that Air Force One was a target-believable enough. "Whether it subsequently turned out to be right or wrong doesn't matter," Fleischer says. Not quite. Cheney shouldn't have been so adamant five days later on NBCs "Meet the Press" that the threat was "credible." Score one for spin.
Fleischer didn't help matters last week when he said that people need to "watch what they say~ The comment was interpreted as backing skittish advertisers who want to yank the TV chat show "Politically Incorrect" off the air for being, well, politically incorrect. (.-) Fleischer says he was also directing his remarks at GOP Rep. John Cooksey, who made the dopey remark that "diaper heads" should be pulled over on the highway. The press secretary adds that all he wants is for people to be "much more thoughtful".
We all want thoughtfiilness; the question is whether the White House spokesman should be a thought policeman. These rebukes carry more weight coming from the government than from some TV yakker. On the other hand, at least Fleischer had the good sense to backpedal last week. He went out of his way to note that "the press has an unlimited right to do what it sees fit-in war and peace." Glad to get that on the record.
Fleischer tells me he's confident that the government and the media can "grope their way" toward a "delicate balance" between rights and responsibilities. I have my doubts. Over time the natural tension between war and information will only get worse. (…) After so many years of peace and trivia, even some of the bigger media players might not fully comprehend the sometimes subtle difference between aggressive reporting of the war effort (essential) and advance word of specific troop movements or the details of covert operations (dangerous). There's a big difference between the right to do something-and the right thing to do.

EXAMEN D'ENTRÉE DU 11 JUIN 2003
DESS TRADUCTION JURIDIQUE, ECONOMIQUE ET TECHNIQUE
thème 2 heures
aucun document autorisé

Traduire le passage entre crochets ainsi que le titre


Russie

En 1703, Pierre le Grand lançait la construction de la ville des Tsars

Saint-Pétersbourg fête ses 300 ans

Hier, la ville de Saint-Pétersbourg a fêté son 300' anniversaire, sous le regard du tsar Pierre le Grand.

IL y a 300 ans, le 27 mai 1703, le tsar Pierre le Grand lançait la construction de Saint-Pétersbourg, qu'il voulait comme une fenêtre sur l'Europe et qui reste, selon le président Vladimir Poutine, un «pont entre la Russie et une Europe en quête d'indépendance ».
Dès le matin, le gouverneur de la ville Vladimir lakovlev et le représentant du président russe pour la région nord-ouest Valentina Matvienko ont déposé une gerbe de fleurs au pied de la célèbre statue de Pierre le Grand, immortalisée par le poète Pouchkine comme le Cavalier d'airain.
Défilé de voiliers
Au cours de la journée étaient également prévus sur la Neva un défilé de voiliers, dont le plus grand au monde, le Mir, et la reconstitution d'une bataille maritime durant la guerre russosuédoise de 1703, qui avait permis à la Russie d'obtenir définitivement un accès à la mer Baltique.
Plus tard, un spectacle laser conçu par le Japonais Hiro Yamagata devait enflammer les eaux de la Neva.
Pour marquer la naissance de Saint-Pétersbourg, le musée de l'Ermitage sera gratuit pendant trois jours. II était ouvert au public la nuit dernière. Les visiteurs ont pu assisté à la projection du film du réalisateur pétersbourgeois Alexandre Sokourov, l'Arche russe, filmé en un plan unique dans le Palais d'Hiver.
Une «Tour de la paix » offerte par la France était inaugurée dans l'après-midi en plein centre de la ville. Le projet est controversé et le ministre russe de la Culture, Mikhaïl Chvydkoï, critiquait lundi la construction de ce monument place Sennaïa, « un espace homogène protégé par l'UNESCO » et qui va maintenant perdre de « son intégrité ».
[Ville « pont »
De son côté, le président Poutine, lui-même originaire de Saint-Pétersbourg, a souligné le rôle de «pont» que pouvait jouer cette ville dans les relations entre la Russie et une Europe se voulant « indépendante, et un pôle de puissance à part entière dans le monde ».
« Par leur mentalité, les Pétersbourgeois » sont «plus proches de l'Europe » que les habitants d'autres régions de l'immense Russie, a souligné le président, affirmant que Saint-Pétersbourg « faisait partie de la grande Europe ».
Cette ville, dont la naissance officielle remonte au 27 mai 1703, a été construite sur des marécages à l'estuaire de la Neva, au fond du golfe de Finlande. Elle a été voulue dès l'origine par son fondateur Pierre le Grand comme une «fenêtre sur l'Europe », une expression du voyageur italien Algarotti.
Aussi, Saint-Pétersbourg a «toujours absorbé des éléments de culture européenne et a toujours partagé généreusement ses propres richesses avec l'Europe », a souligné M. Poutine.
Une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus entre vendredi et dimanche à Saint-Pétersbourg pour fêter en grande pompe les 300 ans de la ville, alors que le programme des festivités, officiellement ouvert vendredi dernier, doit se poursuivre jusqu'à octobre.
Selon M. Poutine, ces festivités ont permis « d'attirer l'attention » sur les problèmes d'une cité dont le « patrimoine culturel » est en état de délabrement et qu'elles ont permis de restaurer en partie.]